Monographie

La guerre, le livre et l'enfant : 1914-1918 / sous la direction de Danielle Quéruel ; comité scientifique, Jean-Louis Haquette,... Jean-Louis Humbert,... Marie-Claire Ruiz,...

  • Texte
  • sans médiation
  • Volume
  • La guerre, le livre et l'enfant : 1914-1918 / sous la direction de Danielle Quéruel ; comité scientifique, Jean-Louis Haquette,... Jean-Louis Humbert,... Marie-Claire Ruiz,...
  • Reims : Épure, éditions et presses universitaires de Reims, DL 2021
  • 1 volume (369 pages) : illustrations en noir et en couleur, couverture illustrée en couleur ; 24 cm
  • 978-2-37496-137-8
  • 9782374961378
  • Fait suite au colloque éponyme organisé par le Centre de recherche interdisciplinaire sur les modèles esthétiques et littéraires, les 9 et 10 octobre 2014 à Saint-André-les-Vergers et Troyes
  • Notes bibliographiques.
  • Enfants du front ou de l'arrière, les jeunes ont été témoins et acteurs de la Grande Guerre. L'abondante littérature qui leur était destinée (cahiers d'écoliers, correspondance, cartes postales, livres d'or des morts, carnets de guerre, affiches, manuels scolaires, romans, albums, périodiques) permet de faire revivre, cent ans plus tard, cette période troublée. La Première Guerre mondiale intervient à l'issue d'un long XIXe siècle qui a modifié la place de l'enfant dans la société française. Plus rare, l'enfant devient le centre et le capital affectif et social d'une famille de plus en plus nucléaire. Sa scolarisation tend à devenir primordiale. La République y pourvoit et l'école permet à la fois d'inventer la petite enfance et de repousser la limite de l'entrée dans le monde du travail. Cependant, loin d'être préservés du conflit par les adultes, les enfants deviennent « un enjeu caché de la guerre, » pour reprendre Stéphane Audoin-Rouzeau. Cette époque est également marquée par l'avènement, à partir de la décennie 1860, d'une première culture de masse, fondée sur une culture de l'imprimé. Conjuguée à l'intérêt nouveau porté à l'enfant, la diffusion massive du support imprimé encourage l'éclosion d'une littérature de jeunesse qui sera mobilisée dans une guerre qu'un certain nombre d'historiens décrivent comme « totale ». 14-18 est donc le moment par excellence où le livre peut servir de passeur entre un événement factuel dans sa brutalité, « la guerre », et une catégorie culturelle en pleine mutation, « l'enfance ».
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