Monographie

15e batterie / P. Adrien

  • Texte
  • 15e batterie / P. Adrien
  • Paris : Baudinière, 1944
  • 1 vol. (256 p.) : carte, couv. ill. ; 19 cm
  • [Quinzième batterie.]
  • La couverture porte : "Récit de guerre"
  • La page de garde a été arrachée
  • Numéro 6327 inscrit sur la couverture. Exemplaire du service de presse "S.P.". Exemplaire non rogné au moment du séquestre. annotations relatives à l'histoire du fonds. Fait partie des livres remis par le secrétariat particulier
  • Exemplaire provenant du fonds Philippe Pétain, constitué d'ouvrages issus du séquestre de ses biens en 1945, suite à sa condamnation par la Haute cour de Justice
  • Le 18 juin, l'ordre de cessez-le-feu du général est donné. Quatre jours plus tard, les canons, les fusils-mitrailleurs, les armes et les documents de la division sont détruits. Le 23 juin 1940, les soldats doivent se rendre à Colombey-les-Belles (Meurthe-et-Moselle). [Source : EGO 39-45, résumé par Françoise Passera]
  • Bien que Paul Adrien ne parle pas à la première personne et raconte l'histoire d'un certain "Léonard", il raconte néanmoins au jour le jour son périple d'artilleur pendant la Campagne de France. En sept chapitres, de la mobilisation à la remise des armes à l'ennemi, Adrien retrace l'histoire de la batterie dans laquelle il a servi au sein de la 6e division d'infanterie coloniale. Il s'attache à décrire ses camarades mobilisés, originaires de toute la France, soulignant leur diversité professionnelle et leur âge déjà mûr. Chaque moment vécu est l'occasion de s'arrêter sur les failles de l'Armée française : habillement disparate, cadres sans autorité, instruction insuffisante pour des soldats inexpérimentés, accidents, erreurs, etc. Pendant la Drôle de guerre, Adrien et ses camarades artilleurs stationnent à proximité de la Ligne Maginot, en Moselle. Le soldat regrette l'inaction alors que sa batterie est particulièrement bien pourvue en matériel. Les opérations d'entraînement et de harcèlement de l'ennemi sont frustrantes et inefficaces. Pendant l'hiver, particulièrement rigoureux, la batterie se positionne à l'est de Sarreguemines où elle reste pratiquement inactive, laissant les soldats confrontés à de nombreuses tâches administratives jugées inutiles. Au moment de l'offensive allemande du 10 mai 1940, la division reste en réserve générale pendant quatre jours avant d'être finalement dirigée vers le nord. L'auteur et ses camarades croisent alors les tirailleurs sénégalais, les réfugiés, les automobiles belges et luxembourgeoises, qui affluent à leur grand étonnement en sens inverse. A la fin du mois de mai, la division subit de nombreuses attaques aériennes puis des tirs de l'artillerie allemande auxquels elle résiste courageusement
Lien copié.
Build V.5.2.2 - 2ecb916194 (29/04/2026 07:35:08)