Thèse

Caractérisation immunochimique de la conjonctive humaine : par les anticorps anti-mucines, anti-cytokératines et anti-HLA / Catherine Creuzot-Garcher ; sous la direction de François Martin

  • Texte
  • sans médiation
  • Volume
  • Caractérisation immunochimique de la conjonctive humaine : par les anticorps anti-mucines, anti-cytokératines et anti-HLA / Catherine Creuzot-Garcher ; sous la direction de François Martin
  • 1990
  • 1 volume (137 feuillets) : illustrations ; 30 cm
  • Bibliographie feuillets 123-134
  • Thèse d'exercice Médecine Dijon 1990
  • La mise en évidence des cellules à mucus de conjonctive passe généralement par l’utilisation de colorants des polysaccharides : le bleu alcian et le P.A.S. Ils ont permis de montrer que les mucines conjonctivales étaient faites de mucines neutres de type sialomucines. Nous utilisons la technique de l’empreinte conjonctivale associée à une biopsis conjonctivale pour étudier l’immuno-caractérisation des cellules épithéliales et des cellules à mucus de la conjonctive. Cette caractérisation immunochimique utilise les anticorps anti-mucines, anti-cytokératines et anti-HLA. Les anticorps anti-mucines utilisés ont été de trois grands types : anticorps anti M1 et M3 (dirigés contre le core peptidique des mucines gastriques et intestinales) et les anticorps dirigés contre les groupes sanguins (reconnaissant l’axe polysaccharique des mucines). Les cellules épithéliales sont étudiées par les anticorps anti E.M.A. (Epithelial Membrane Antibody) et différents anticorps anti-cytokératines. La présence du complexe majeur d’histocompatibilité de type I et II est précisés par la recherche d’anticorps anti-HLA I et anti-HLA II (DR, DP, DQ). Les résultats montrent que la mucine conjonctivale semble avoir une parenté de structure avec les mucines gastriques et non intestinales. La positivité de l'anticorps 19-9 anti groupe sanguin précise que les zones polysaccharidiques sont sialylées. Les cellules épithéliales expriment à leur surface certains types d'anticorps anti-cytokératines. Enfin, l'ensemble des cellules épithéliales est caractérisé par un marquage positif anti-HLA de type I et négatif anti HLA de type II. Nous possédons donc un marqueur sensible et spécifique de la mucine conjonctivale et sa structure sialysée. Dès lors que les empreintes conjonctivales peuvent être étudiées par des méthodes immunochimiques, cette technique permet, grâce à son inocuité et son caractère aisément reproductible, l'étude des caractéristiques immunochimiques des mucines conjonctivales et leurs éventuelles modifications dans diverses circonstances pathologiques.
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