Monographie
Le théâtre espagnol du siècle d'or . Florence Delay
Titre(s)
- Le théâtre espagnol du siècle d'or . Florence Delay
Editeur, producteur
- Paris : Europe, DL 2012
Collection
- Revue europe 1002 0014-2751
ISBN
- 978-2-35150-051-4
Appartient à la collection
- Revue europe 1002 0014-2751
Classification décimale Dewey
- 862
Note(s)
- Numéro de : Europe, N° 1002, octobre 2012. - Notes bibliogr. Bibliogr. de Florence Delay p. [259]-264
Résumé ou extrait
- De la fin du XVIe siècle à la mort de Calderón en 1681, le théâtre espagnol a connu un véritable Age d'or. L'invention de ce théâtre nouveau fut un événement fondamental dans la culture occidentale. Comment a pu s'opérer une telle rupture ou, pour mieux dire, un tel saut qualitatif ? En fait, il n'a pas suffi que, dans le ciel des lettres hispaniques, apparaisse Lope de Vega (1562-1635). Il a fallu que ce «prodige de la nature», comme l'appelle Cervantès, sache répondre à une attente encore diffuse, en orientant et en transfigurant une demande collective qui se manifestait alors, non seulement dans la péninsule, mais aussi dans l'Europe entière. C'est dans un contexte historique, culturel et social parfaitement éclairé en ouverture du présent numéro d'Europe que prend essor un théâtre qui ne dépend ni de l'Église ni de la monarchie, ni d'un mécénat aristocratique, ni d'une bourgeoisie enrichie, mais d'une réalité nouvelle : le public «de masse» qui se rend jour après jour dans les théâtres commerciaux ou corroies de comedias. Dans l'ensemble foisonnant des milliers de pièces du Siècle d'or qui ont été conservées, la Nouvelle Comédie, avec ses «ingénieuses greffes du tragique et du comique», ses fascinants mélanges de registres et de tonalités, occupe une place de premier plan. Mais l'essor d'autres genres périphériques a accompagné le prodigieux rayonnement de la Comedia, qu'il s'agisse de l'auto sacramental, le plus ambitieux d'entre eux, ou de différentes formes de «théâtre bref». Pour le dire avec les mots de José Bergamin, c'est cette «énorme forêt Imaginative et ce monde poétique immense» qui sont explorés dans cette livraison d Europe. On y prend également mesure de la capacité de ce théâtre à se dégager du temps qui l'a vu naître, à transcender, en quelque sorte, les conditions de son apparition et de son premier triomphe. Car, comme le notait Albert Camus en 1957, les oeuvres de Lope de Vega, de Tirso de Molina, de Calderón et le répertoire espagnol du Siècle d'or peuvent nous apporter encore aujourd'hui «leur inépuisable lumière, leur insolite jeunesse»... [4e couv.]
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