Thèse en ligne
Le facteur général de psychopathologie : quelles implications étiopathogéniques? / par Guillaume Le Bivic ; dirigée par Nicolas Hoertel
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Type de médiation
- b
Type de support
- Ressource dématérialisée
Titre(s)
- Le facteur général de psychopathologie : quelles implications étiopathogéniques? / par Guillaume Le Bivic ; dirigée par Nicolas Hoertel
Auteur(s)
Autre(s) auteur(s)
Production
- 2020
Titre traduit ajouté par le catalogueur
- The general psychopathology factor : etiological implications eng
Note sur le titre et les responsabilités
- Titre d'après l'écran-titre
Note sur la description matérielle
- L'impression du fichier génère 35 p.
Note sur les bibliographies et les index
- Bibliogr. p. 22-32 (164 réf.). Annexes
Note de thèses et écrits académiques
- Reproduction de Thèse d'exercice Médecine Université Paris Cité 2020
Résumé ou extrait
- En utilisant une approche hybride catégorielle/dimensionnelle pour la description des troubles psychiatriques, plusieurs auteurs ont suggéré la validité d’un facteur général de psychopathologie représentant des mécanismes communs à l’ensemble des troubles psychiatriques. Cette revue de littérature propose de synthétiser les hypothèses concernant ces mécanismes sous-tendant le facteur général de psychopathologie, en développant 59 articles qui proposent des implications étiopathogéniques. Le facteur général de psychopathologie pourrait être sous-tendu par des facteurs génétiques corroborant l’hypothèse d’un terrain génétique partagé à l’ensemble des troubles psychiatriques. Il semble aussi corrélé à des altérations cérébrales touchant des régions interconnectées du système limbique et du cortex préfrontal. Ce facteur apparaît également associé à certains troubles cognitifs (fonctions exécutives, gestion des émotions), certains traits de personnalité (neuroticisme) et certains types d’environnements (stress) par des mécanismes variés et bidirectionnels. Ces résultats renforcent l’hypothèse neurodéveloppementale et l’intérêt d’une approche thérapeutique bio-psycho-sociale. Nous proposons alors un modèle général de psychopathologie liant des mécanismes étiopathogéniques communs avec une nosographie hybride catégorielle/dimensionnelle, l’ensemble encadré par un environnement pouvant modifier le facteur général de psychopathologie par des voies épigénétiques, épibiologiques et épicognitives. L’utilisation du facteur général de psychopathologie semble permettre de surmonter la difficulté de la comorbidité psychiatrique et ouvre des perspectives multiples : (i) il pourrait faciliter l’identification de biomarqueurs communs et servir d’indicateur général de psychopathologie, (ii) il pourrait permettre l’identification de mesures de prévention et de voies thérapeutiques générales et unifiées, (iii) ce modèle hybride pourrait participer à répondre au problème d’inadéquation entre la pratique clinique et l’approche diagnostique catégorielle.
- Objectives : The problem of comorbidity in the actual psychiatric nosology has recently led to empirical approaches in order to redefine and understand the structure of mental disorders. Such approaches have consistently showed evidence of a general psychopathology factor (GPF) representing intercorrelations among the different diagnostics. However, due to the multiple common causes and consequences, the precise meaning of GPF is still unknown. In this study, we review the scientific literature about the GPF to summarize its construction and then focus on the etiological implications it can provide. Methods : We conducted a review using the University of Paris numeric library, including for example Pubmed, ScienceDirect, and PsycINFO databases. Keywords were “general psychopathology factor” or “general factor of psychopathology”. We included 140 papers published before June 2020. 81 were about the construction, validity, limits and transnosographic usage of the GPF. 59 developed etiological mechanism using the GPF. Results : The GPF seems to be a robust construct with predictive capacities. It transforms comorbidities into useful knowledge to build an hybrid hierarchical structure of psychopathology. The GPF is highly heritable and may encapsulate the shared genetic variants across mental disorders. Common neurodevelopmental issues are also identified using GPF, targeting timing of maturation and microstructure quality in some interconnected regions like limbic system and prefrontal cortex. The GPF seems to be correlated to some cognitive functions like executive functions or mood regulations. The usage of GPF suggest a continuity between psychopathology and some personality traits like neuroticism. Finally, we observed that stressful environment may increase the intensity of the GPF. Conclusion : The GPF shows shared etiological mechanisms enhancing the neurodevelopmental theory. Corollary, regarding the clinical differences, it might exist some specific psychopathology factors. The GPF modulation by the environment and psychology strengthens the bio-psycho-social therapeutic approach. Moreover, the GPF with its possible early detection and intervention may constitute a new clinical interest for global prevention and treatment. However, we first need empirical and dimensional nosology to use the GPF at its full potential. Finally, we propose a general model of psychopathology linking by the GPF etiology to nosology.
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