Article
Marco Rubio : Cuba, la mission de sa vie [[periodique]] / Axel Gyldén
Titre(s)
- Marco Rubio : Cuba, la mission de sa vie [[periodique]] / Axel Gyldén
Ensemble
- Express (L') 3899
Auteur(s)
Editeur, producteur
- 26/03/26
Description matérielle
- pp.24-26
ISSN
- 0014-5270
Note sur la description matérielle
- 3
Résumé ou extrait
- Marco Rubio s'est imposé comme l'un des hommes forts de l'administration Trump et porte une ligne dure destinée à provoquer l'effondrement du régime cubain avant les élections de mi-mandat de novembre aux Etats-Unis. Le secrétaire d'Etat, d'origine cubaine, a acquis un poids politique inhabituel : cité par Donald Trump dans son discours du 24 février, il a accumulé en un an davantage d'influence que J.D. Vance et cumule diplomatie et conseil à la sécurité nationale, une configuration inédite depuis Henry Kissinger. Son atout majeur est sa connaissance intime de Cuba : hispanophone, né en Floride en 1971 de parents arrivés en 1956, il maîtrise l'histoire et les codes politiques de l'île mieux que ses prédécesseurs, selon plusieurs observateurs. L'article souligne toutefois que l'issue reste incertaine. Des négociations existent avec le clan Castro, toujours central malgré la mort de Fidel il y a dix ans et le rôle persistant de Raul Castro, âgé de 94 ans. Selon des opposants et des exilés, le régime cherche surtout à gagner du temps jusqu'aux midterms, dans l'espoir d'un Congrès plus favorable. En parallèle, la situation cubaine se dégrade fortement : l'électricité manque jusqu'à 22 heures par jour, l'eau potable est rare, les autobus ne circulent plus et l'aéroport international est à l'arrêt après la suspension des rotations d'Air France. Les autorités cubaines commencent à évoquer l'ouverture aux capitaux de l'exil, y compris dans les entreprises privées, la banque, les infrastructures et certaines terres en usufruit. Mais Rubio estime que ces gestes ne suffisent pas. Les exilés se disent prêts à financer une reconstruction évaluée à environ 200 milliards de dollars, à condition que plus d'un millier de prisonniers politiques soient libérés, que les droits civiques soient rétablis, que des élections libres soient organisées et que la sécurité juridique soit garantie. La principale difficulté tient à la nature du système cubain, décrit comme une monarchie familiale verrouillée depuis 67 ans par les Castro, à la différence du Venezuela, présenté comme une oligarchie plus remplaçable. Le pari de Rubio est donc d'obtenir un vrai changement de pouvoir en six mois....
Sujet - Nom de personne
Sujet - Nom commun
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