Images et dessins
Revue de la Garde nationale [attentat de Fieschi] : 28 juilet 1835
Titre(s)
- Revue de la Garde nationale [attentat de Fieschi] : 28 juilet 1835
Auteur(s)
Autre(s) auteur(s)
Editeur, producteur
- 1828
Description matérielle
- 2 feuilles : grav. ; 30 x 104 cm
Classification décimale Dewey
- XIX ème siècle
Note sur le contenu
- Indication des théâtres Cirque Olympique, des Folies dramatiques, de la gaieté, des Funambules, Délassements comiques, Maison au numéro 50 du boulevard du temple occupée par Fieschi
Résumé ou extrait
- Un attentat meurtrierLouis-Philippe, durant tout son règne, fut lobjet de multiples tentatives dassassinat. Lune des plus spectaculaires, et aussi des plus meurtrières, fut celle du républicain dorigine corse Fieschi, aidé de deux complices, Morey et Pépin, le 28 juillet 1835. Loccasion en était la revue de la garde nationale que le roi devait passer à la Bastille pour célébrer lanniversaire des Trois Glorieuses et lavènement du régime. Dune fenêtre du boulevard du Temple, Fieschi mitrailla le souverain et son cortège. Louis-Philippe sortit indemne de lattentat, mais dix-neuf personnes de sa suite, dont un maréchal dEmpire, Mortier, duc de Trévise, furent victimes de la machine infernale mise au point par Fieschi. Celui-ci fut arrêté peu après avec ses complices, condamné à mort et guillotiné le 19 février 1836. Plus que la tentative de régicide visant à renverser la monarchie de Juillet, caractéristique de ces années où perdure lagitation républicaine, cest laspect spectaculaire de lattentat et surtout le nombre élevé de victimes qui frappèrent les imaginations.Analyse de l'imageUne peinture inhabituelleLes circonstances de lattentat sont particulièrement bien mises en valeur par le format très inhabituel, tout en longueur, de cette toile que Lami a peinte une dizaine dannées après lévénement. À larrière-plan, les maisons du boulevard, qui na pas encore été transformé et uniformisé par lurbanisme haussmannien. Devant, la foule et les troupes, au premier plan le cortège proprement dit. La bombe vient déclater, et les assistants nont pas encore eu le temps de réaliser ce dont il sagissait, tandis que, sur le lieu de lexplosion, des personnes gisent à terre, tuées ou blessées, et que dautres senfuient pour se mettre à labri : une femme, sur la gauche, protège ses enfants. Le roi, calme, tient son cheval à larrêt pendant que la garde se retourne pour lui porter secours. Lartiste a su tout à la fois rendre latmosphère de la parade militaire et le caractère soudain, inexpliqué sur le moment, de lattentat, ainsi que les premiers instants de la réaction populaire.Très introduit dans le monde, décorateur, dessinateur de décors et de costumes pour la scène, aquarelliste au talent reconnu, lithographe à succès, Lami était aussi un peintre, brillant et pittoresque, mais ne négligeant pas le rendu réaliste du détail. Il travailla pour le Versailles de Louis-Philippe, donnant ainsi plusieurs tableaux de batailles, mais ses uvres les plus séduisantes sont des scènes de la vie moderne, où il se fait le témoin du monde de son temps. Son intérêt pour la chose militaire était connu, et, sous la Restauration, il collabora avec Horace Vernet à la suite lithographiée de la Collection des uniformes des armées françaises de 1791 à 1814. On en trouve ici dune certaine manière la trace.InterprétationLe côté politique de la peinture nest en réalité présent que dans lillustration des conséquences directes de la tentative de Fieschi, avec linterruption brutale des réjouissances, les morts et les blessés, lémotion générale. La personne de Louis-Philippe nest mise en relief que par lisolement et le sang-froid du souverain au milieu du tumulte. Le régicide est présenté davantage comme une rupture de la paix civile que comme un attentat contre un individu revêtu dun caractère sacré. Lopposition est patente entre la foule, le peuple et un homme isolé (Fieschi), dont les efforts sont sanctionnés par un échec.Auteur : Barthélemy JOBERT et Pascal TORRÈSLe 28 juillet 1835, à l'occasion du cinquième anniversaire de la révolution de Juillet, Louis Philippe doit passer en revue la Garde Nationale.D'une fenêtre située au numéro 50 du boulevard du temple(indiquée sur la gravure), une fusillade éclate. Dans le cortège tombent 19 morts, dont Mortier maréchal d'Empire, et 42 blessés. Louis-Philippe est légèrement égratigné au front.Suite à cet attentat, Thiers, ministre de l'intérieur, fait voter le 9 septembre une série de lois répressives: il réorganise les cours d'assises pour le jugement des actes de rébellion, et interdit toute contestation des principes du régime.Cette censure entraîne la disparition de 30 journaux républicains
Sujet - Nom commun
Lien copié.
Build V.5.2.2 - 2ecb916194 (29/04/2026 07:35:08)