Monographie
Commentarii linguae graecae : Gulielmo Budaeo
Titre(s)
- Commentarii linguae graecae : Gulielmo Budaeo
Auteur(s)
Autre(s) responsabilité(s)
Editeur, producteur
- Lyon : Bade, Josse, 1529
Description matérielle
- [58] - 957 [i.e 967]-[3] p. : titre-front. g.s.b., lettrines g.s.b. ; in folio
Classification décimale Dewey
- XVI ème siècle
Note(s)
- Collegii regii flexiensis soc. Jes.
Note sur le contenu
- Marque typogr. de J. Bade gravé s. bois.- Titre manuscrit à l'encre en rouge et noir avec encadrement g.s.b. -In fine: ex chalcographia Iod. Badii Ascens. mense Septembri. Anno M.D.XXIX [1529].-Mention msc. au front.:Ex Bibliotheca Guglielmi moraei pbri Vindocinsis [presbyteri Vindocinensis]= De la Bibliothèque de Guillaume à Moré(e), prêtre de Vendôme[Vindocinum]
Résumé ou extrait
- Première édition des Commentarii linguae graecae. Budé commença à réunir des notes dans l'espoir de constituer un lexique grec avant 1520. Il est souvent question de ce projet dans la correspondance échangée avec Érasme. Le travail plusieurs fois repris et abandonné aboutit enfin en 1529. Il s'agissait en réalité d'un vaste inventaire des richesses de la langue grecque dont les expressions étaient expliquées par référence au latin. Budé accompagna le livre d'une préface adressée à François Ier qui constitue un très ardent plaidoyer en faveur de l'institution des lecteurs royaux : « Vous nous avez dit que vous orneriez votre capitale de cet établissement qui doit être pour toute la France une sorte de musée... Or, à l'heure qu'il est, on dit que vous n'avez pas tenu vos promesses, et comme je m'en suis porté caution, on s'en prend à moi de ce retard. On se moque de moi et on me traite de parjure ». On sait combien fut décisif le rôle de Budé à cet égard.Budé avait rédigé en grec son épître dédicatoire et c'est sans doute à l'usage de François Ier, qui n'entendait pas cette langue, qu'en fut exécutée une traduction française que l'on trouve aux manuscrits français de la BnF.( Mss., français 25445.)Les Commentarii, longtemps attendus, étaient guettés avec impatience par tous les humanistes. Quelques jours après leur sortie de presse, l'imprimeur bâlois Johann Froben réussit, par l'intermédiaire du libraire Conrad Resch, à s'en procurer plusieurs exemplaires et commença immédiatement la réédition malgré le privilège accordé à l'auteur pour cinq ans. La marque typographique de Josse Bade, gravée sur bois, représente le fonctionnement d'une imprimerie. On y voit travailler trois compagnons : le compositeur qui sort les caractères de la casse pour les disposer ligne par ligne dans une galée, le batteur qui assure l'encrage grâce à deux balles de chiffons et le pressier que l'on voit au premier plan tenant d'une main le barreau de la presse. C'est aux presses de l'imprimeur-écrivain Josse Bade que Budé confia sa première version de Plutarque (1505). Bade devait demeurer pendant toute sa carrière l'imprimeur attitré de l'écrivain, malgré la querelle du Ciceronianus. C'est lui sans doute qui, en 1516, mit Budé en rapport avec Érasme et, l'année suivante, il servit à plusieurs reprises d'intermédiaire entre les deux humanistes.
Sujet(s)
Sujet - Nom commun
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