Cartes et plans
Carte de la Morée rédigée et gravée au dépôt général de la guerre d'après les triangulations = [carte générale de la Grèce] : et les levés executés en 1829-1830 et 1831 par les sous officiers du corps d'occupation sous la direction du Général Pelet en 6 feuilles
Titre(s)
- Carte de la Morée rédigée et gravée au dépôt général de la guerre d'après les triangulations = [carte générale de la Grèce] : et les levés executés en 1829-1830 et 1831 par les sous officiers du corps d'occupation sous la direction du Général Pelet en 6 feuilles
Auteur(s)
Editeur, producteur
- Paris : Dépôt Général de la Guerre, 1832
Description matérielle
- 1 carte en 6 flles +2 : contours col. ; 520 x 715
Classification décimale Dewey
- XIX ème siècle
Note sur le contenu
- échelle de 1 : 200 000.-A ces feuilles sont jointes 2 autres feuilles représentant les plans de Mantinée, du Vieux Navarin ou Pylos de Nestor, Messène, Ile de Tine, île de Santorin, île de Marie, île de Siphante, île d'Egine. Ces plans sont à l'échelle 1/100 000e, dim.: 750 x 525
Résumé ou extrait
- L'expédition de Morée. A partir de 1820, le mouvement philhellénique est tout-puissant en Europe occidentale. De la prise de Chio (1822) à la chute de Missolonghi (1826),l'opinion publique s'enflamme à l'appel de Chateaubriand, de Byron, de Vigny et de Casimir Delavigne. En France, tout le monde lit l'Histoire de la régénération de la Grèce de Pouqueville et pleure devant les Massacres de Chio de Delacroix, exposés au Salon de 1824. Les volontaires affluent aux côtés des Grecs qui luttent pour leur liberté et les gouvernements, d'abord réticents, sont bientôt emportés par un mouvement irrésistible. Après la destruction de la flotte turque à Navarin (20 octobre 1827), la France débarque un corps de troupe en Morée, mais déjà des officiers comme le général Fabvier ou l'ingénieur-géographe Peytier ont mis leurs talents au service du nouveau chef de la Grèce indépendante, Capodistria.C'est dans ces circonstances que se fait jour, en 1828, l'idéed'envoyer en Grèce une Commission scientifique qui accompagnerait l'armée, sur le modèle de la glorieuse Commission d'Egypte.[...]Grande a été la constance des ingénieurs-géographes dont les travaux se poursuivent parallèlement à ceux des savants et bien au-delà. Dès le début de l'année 1829, le capitaine Peytier, secondé par Puillon de Boblaye, organise des brigades topographiques destinées à quadriller le Péloponèse, comme le leur demandaient leurs instructions. En mars 1829, une base de 3 500 m est tracée dans la plaine entre Argos et Nauplie pour servir de point de départ à toutes les futures opérations de triangulation. Mais, les relevés « topographiques » devant être menés de pair avec les opérations géodésiques (pour des raisons de rapidité), les officiers sont astreints à un labeur épuisant. Bientôt, Peytier et Puillon de Boblaye, affaiblis par la maladie, reçoivent l'aide du capitaine Servier. En 1830, alors que les civils ont quitté la Grèce depuis longtemps, le général Trézel est chargé de superviser les opérations cartographiques ; les officiers topographes sont répartis en cinq secteurs : 1) Elide, 2) Achaie, 3) Messénie, 4) Argolide, 5) Laconie. Ici, il n'est pas question de désertionet les fièvres déciment les vaillantes brigades. Déjà dans l'été 1829 :« L'ardeur que chacun des officiers... met à remplir ses devoirs devient funeste à la plupart sous un climat brûlant... MM. Caffort et de Chièvres moururent successivement victimes de leur incroyable activité. Les compagnons de ces deux victimes, exténués par les fièvres, furent obligés de suspendre toute espèce de travaux. » En juillet 1830, alors qu'à Paris la révolution abat le régime de Charles X,« la fièvre, reparaissant avec une nouvelle fureur, décima une deuxième fois nos officiers... M. de Saint-Génis succombait, pour ainsi dire, le crayon à la main ».Et nous ne disons rien du relief tourmenté et du caractère incroyablement sauvage du pays qui rendait les opérations topographiques particulièrement difficiles. Malgré ces conditions exceptionnelles, le travail des ingénieurs géographes était terminé début 1831, date à laquelle Peytier et Servier regagnaient la France. Jamais une entre prise cartographique à grande échelle, intéressant un territoire aussi vaste, n'avait été menée à bien en un temps aussi bref.Source:Les grandes missions scientifiques françaises au XIXe siècle(Morée, Algérie, Mexique) et leurs travaux géographiques. In: Revue d'histoire des sciences. 1981, Tome 34 n ̊3-4. pp. 319-358.
Sujet(s)
Sujet - Nom commun
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