Monographie

Ethique à Nicomaque [Texte imprimé] / Aristote ; trad. de J. Barthélemy Saint-Hilaire, rev. par Alfredo Gomez-Muller ; préf. et notes d'Alfredo Gomez-Muller

  • Texte
  • Ethique à Nicomaque [Texte imprimé] / Aristote ; trad. de J. Barthélemy Saint-Hilaire, rev. par Alfredo Gomez-Muller ; préf. et notes d'Alfredo Gomez-Muller
  • Ethica nicomachea
  • Paris : Librairie générale française, 1992
  • 447 p.
  • Le Livre de poche
  • 9782253057727
  • Le Livre de poche
  • Toute la pensée platonicienne reposait sur une union parfaitement intime entre la vie intellectuelle, morale et politique : la philosophie, par la science, atteint la vertu et la capacité de gouverner la cité. Tout cela se dissocie chez Aristote : le bien moral ou bien pratique, c'est-à-dire celui que l'homme peut atteindre par ses actions, n'a rien à voir avec cette Idée du Bien que la dialectique mettait au sommet des êtres ; la morale n'est pas science exacte comme les mathématiques, mais un enseignement qui vise à rendre les hommes meilleurs, et non seulement à leur donner des opinions droites sur les choses à rechercher ou à fuir, mais à les leur faire effectivement rechercher ou fuir. Emile Brehier. Oeuvre de maturité, l'Ethique à Nicomaque est le grand texte de la morale aristotélicienne. A partir des notions de Vertu, de Courage, de Justice, de Plaisir, d'Amitié, etc., le philosophe définit l'architecture d'une sagesse à « hauteur d'homme » qui renoue avec l'esprit grec dont Platon s'était partiellement détaché. Le bonheur apparaît comme la « fin » véritable de l'existence, l'action étant alors le « moyen » propre à l'atteindre. C'est pourquoi on peut dire qu'avec Aristote la morale revient dans le monde et fixe les normes d'un savoir-vivre qui réunit le plaisir et l'ascèse.
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