Thèse

Caractéristiques épidémiologiques et devenir des patients souffrant d'un syndrome coronarien aigu avec élévation du segment ST (SCA ST+) consultant en urgence leur médecin généraliste au lieu d'appeler le Samu : serie prospective de 2725 patients sur 12 ans / Steven Lovi ; sous la direction de Hugues Lefort

  • Caractéristiques épidémiologiques et devenir des patients souffrant d'un syndrome coronarien aigu avec élévation du segment ST (SCA ST+) consultant en urgence leur médecin généraliste au lieu d'appeler le Samu : serie prospective de 2725 patients sur 12 ans / Steven Lovi ; sous la direction de Hugues Lefort
  • 30 cm
  • 1 vol. (48 p.) ; 30 cm
  • Version électronique disponible au format pdf (BCSSA)
  • Bibliographie : 103 réf.
  • Thèse d'exercice Médecine 2017 Paris-Sud
  • Introduction- Le syndrome coronarien aigu avec sus-décalage du segment ST (SCA ST+) est une urgence thérapeutique. Le succès de la reperfusion myocardique est conditionné par les délais de reperfusion. Les recommandations préconisent l'organisation de filières de soins spécifiques débutant par l'appel au Samu-centre 15. Malgré des campagnes d'information répétées, des patients consultent au préalable leur médecin généraliste. Matériel et méthodes- Registre prospectif qui a inclut les SCA ST+ de moins de 24 heures pris en charge en primaire par le Samu ou un Smur d'Ile-de-France dont la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris. Résultats- Entre 2003 et 2014, vingt mille deux cents vingt et un patients ont présenté un infarctus du myocarde, dont deux mille sept cents vingt-cinq (13,5%) ont fait l'objet d'un appel d'un médecin généraliste au centre 15 du Samu. Les femmes (28,1 vs 20,9 %, p < 0,001), l'hypertension artérielle (43,2 vs 40,6 %,p = 0,0382), un siège inférieur de l'infarctus (50,4 vs 47,2 %, p = 0,0022) étaient des facteurs associés significativement à un recours préalable au médecin généraliste. Malgré des antécédents coronariens, 11,8 % des patients persistaient à voir en première intention leur médecin de ville. Ils présentaient moins de troubles du rythme (p < 0,0001), avec un moindre recours aux catécholamines (p = 0,0013), moins d'intubation (p < 0,0001) et moins d'arrêt cardio-respiratoire (p < 0,0001) avec une mortalité identique. L'appel d'un médecin généraliste au Samu pour cette indication déclenchait quasi-systématiquement un Smur au départ (90,8 %), mais les décisions de désobstruction étaient moins importantes (88,5 vs 93,9 %, p < 0,0001). Après analyse multivariée, le sexe féminin (p < 0,0001), le caractère atypique de la douleur (p < 0,0001), l'absence de coronaropathie individuelle (p < 0,0001), l'absence de tabagisme (p = 0,0366) et l'absence de gravité (p = 0,0016) apparaissaient comme des caractéristiques cliniques associées à un appel initial au médecin généraliste en première intention. Conclusion - Ce registre a permis une meilleure approche de la réalité de la prise en charge préhospitalière des infarctus du myocarde. Les comportements doivent encore être modifiés vers une systématisation de l'appel de la régulation du Samu pour une symptomatologie cardiaque suspecte, avec des messages de prévention touchant les patients à risque déjà connus (hypertendus), mais également les femmes, d 'un âge avancé, sans -morbidité cardio-vasculaire.
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