Monographie
Le djihadisme : l'islam à l'épreuve de l'histoire / [Liess Boukra]
Type de contenu
- Texte
Type de médiation
- sans médiation
Type de support
- Volume
Titre(s)
- Le djihadisme : l'islam à l'épreuve de l'histoire / [Liess Boukra]
Auteur(s)
Publication
- Paris : Bachari
Date de copyright
- C 2011
Description matérielle
- 1 volume (443 pages) : couverture illustrée en couleur ; 24 cm
ISBN
- 978-2-913678-64-4
EAN
- 9782913678644
Autre variante du titre
- [l'islam à l'épreuve de l'histoire.]
Classification décimale Dewey
- 297.72
Note sur les bibliographies et les index
- Notes en bas de pages. Bibliographie p. 427-436
Résumé ou extrait
- L'islamisme n'est pas une déformation de l'islam ; il est inscrit dans sa matrice comme un de ses "possibles", parce que sa Lettre, soumise à une certaine lecture, peut aisément emprunter le trajet tracé par le projet islamiste et résonner dans l'espace balisé par ses convictions politiques. Implorée, elle obtempère et se résorbe dans les brumes idéologiques de son interprète islamiste, qu'un accès sauvage à la lettre affranchie de toutes les formalités d'usage et autres astreintes, et que la tradition imposait jadis à tous ceux qui voulaient la faire dire ou dire en son nom. Le jihadisme actuel, déjà périclitant, s'éteindra à coup sûr, mais si les choses demeurent en l'état, dans deux ou trois décennies, d'autres révoltés ressurgiront, qui, toujours au nom du jihad, partiront de nouveau à l'assaut des ordres (nationaux et mondiaux) établis. Le problème du monde musulman n'est pas un problème religieux, il est d'ordre strictement politique. C'est la nature autoritaire des régimes en place qui, en cherchant à légitimer leur pouvoir au nom de l'islam, pour lancer l'anathème sur ceux qui les contestent, immobilisent la lettre - le Coran et la Sunna - sur le lieu, qui la prédispose à une lecture intégriste. Dupliquant la figure de l'émir ou du sultan, les dirigeants arabes, en particulier, et musulmans, en général, alimentent le conformisme, permettant ainsi à la Tradition de disqualifier tout effort d'interprétation, qui ne s'enracinerait pas dans le soubassement théologique où elle a germé et chercherait à lire et à dire au-delà de l'espace herméneutique circonscrit, par la clôture, qu'elle a érigée au Xlle siècle. Ce n'est pas la Lettre qu'il faut contraindre, pour s'autoriser d'une interprétation nouvelle, mais les "pères" qu'il faut obliger à la retraite. Le monde islamique a plus besoin d'un parricide, que d'un aggiornamento. Le prescripteur de la lettre, qui ouvre une artère aux salafistes, qui ne veulent retenir de son sens, que ce qui appelle au jihad, n'est pas l'islam en soi, mais "les princes", qui ont en fait la couche de leur conservatisme et l'ombre gardienne de leurs appétences hégémoniques.
Sujet - Nom commun
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