Article
Eric Toledano : « La comédie, c'est une tristesse déguisée » [[periodique]] / Anne Rosencher
Titre(s)
- Eric Toledano : « La comédie, c'est une tristesse déguisée » [[periodique]] / Anne Rosencher
Ensemble
- Express (L') 3903
Auteur(s)
Editeur, producteur
- 23/04/26
Description matérielle
- pp.45-46
ISSN
- 0014-5270
Note sur la description matérielle
- 2
Résumé ou extrait
- Eric Toledano explique que Juste une illusion est né d'un double moment de vie : l'entrée dans la cinquantaine et le regard porté sur ses propres enfants au moment de l'adolescence. Le film reconstitue la France des années 1980 comme un personnage à part entière, à travers les sons, les couleurs, les objets du quotidien, les émissions, les journaux et les publicités de l'époque, jusqu'au souvenir d'un flash radio annonçant « le dollar à dix francs ». Cette plongée nostalgique répond au désir de capter un temps disparu et de rendre hommage à un monde emporté par la disparition de proches, alors qu'Eric Toledano et Olivier Nakache ont chacun perdu leur père pendant le tournage. Le cinéaste défend aussi une vision plus ouverte de l'identité, opposée aux assignations contemporaines, en racontant une famille française juive sans faire de cette dimension le centre exclusif du récit. La préparation de la Bar-Mitsvah sert de fil rouge pour montrer le tumulte adolescent et la fonction des rites comme accompagnement d'un bouleversement intérieur. Enfin, Toledano définit la comédie comme une transformation du tragique par le temps : elle naît des failles, des maladresses et d'un humour qui désamorce les tensions. Il revendique avec Olivier Nakache un « humour qui sauve », nourri d'utopie et d'illusions nécessaires pour continuer à avancer malgré la gravité du monde....
Sujet - Nom de personne
Sujet - Titre uniforme
Sujet - Nom commun
- Nostalgie -- Au cinéma -- France
- Réalisateurs de cinéma -- France
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