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Etude descriptive du paludisme d'importation pour une approche diagnostique adaptée à la médecine générale : à propos de 579 cas à l'Hôpital d'instruction des armées Bégin / Christine Roves ; sous la direction de Pierre-Louis Conan
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- Etude descriptive du paludisme d'importation pour une approche diagnostique adaptée à la médecine générale : à propos de 579 cas à l'Hôpital d'instruction des armées Bégin / Christine Roves ; sous la direction de Pierre-Louis Conan
Est une reproduction de
- Etude descriptive du paludisme d'importation pour une approche diagnostique adaptée à la médecine générale à propos de 579 cas à l'Hôpital d'instruction des armées Bégin Christine Roves 2022 1 vol. (117 f.)
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- L'impression du fichier génère 118 pages
Note sur les bibliographies et les index
- Bibliogr. f. 107-111
Note de thèses et écrits académiques
- Reproduction de Thèse d'exercice Médecine Université de Paris 2022
Résumé ou extrait
- Introduction : Le médecin généraliste est en première ligne dans la prise en charge des accès fébriles de retour de voyage. Du fait de sa rareté et de sa clinique protéiforme, le paludisme d’importation représente toujours un défi diagnostique. Objectif : Evaluer l’attitude diagnostique et thérapeutique des médecins généralistes qui ont examiné les patients avec un paludisme d’importation, décrire les caractéristiques épidémiologiques et analyser les raisons de la non évocation du diagnostic lors de la première consultation médicale. Méthode : Etude descriptive monocentrique rétrospective de 2007 à 2019 de tous les cas de paludisme d’importation prouvés microbiologiquement ayant été pris en charge à l’HIA Bégin. La description épid émiologique a été réalisée chez 579 patients, la prise en charge en médecine de ville a été analysée pour 138 cas. Pour rechercher des facteurs associés au non - diagnostic de paludisme (66 cas), une régression logistique uni et multivariée a été réalisée. Une analyse de sensibilité sur données imputées a été réalisée en analyse secondaire. Résultats : La population d’étude était composée d’hommes (70%), civils (73%) avec un âge moyen de 39 ans. Les contaminations se faisaient en Afrique sub - saharienne pour 86% des cas, à 50% pour un motif de VFR. Les patients étaient 37% à prendre une chimio prophylaxie. P.falciparum était responsable de 7 7 % des cas. L’évolution se faisait vers la guérison dans 98% des cas, 10% nécessitaient une prise en charge réanimatoire et 0.7% étaient décédés. En ville, le délai entre le retour et la première consultation était de 13 jours et 5 jours après le début des premiers symptômes. Le diagnostic de paludisme était évoqué chez 57% des patients en ville contre 98% aux urgences. Pour 13% des patients en ville, le médecin a évoqué le diagnostic puis adressé directement au SAU, pour 35 .5 %, le médecin a attendu la confirmation biologique avant d’adresser. En ville, ils étaient 38.2% à ne recevoir aucun traitement au terme de la première consultation, 13.4% à recevoir des antipaludéens. Les patients sans évocation du diagnostic de paludisme étaient 89% à avoir consulté leur médecin généraliste. Les patients recevaient principalement des antalgiques (56%) et des antibiotiques (31.6%). Ils avaient une durée d’hospitalisation plus longue (6.45 vs 3.83 jours), présentaient plus de critères de gravité biologique (32% vs 18%) et nécessitaient plus de séjour en réanimation (18% vs 7.5%). Une étude uni - et multivariée détermine que le seul facteur associé à l’évocation du diagnostic était la nature de la première consultation aux ur gences ( OR 23.9, IC [9.46 - 73.7] p<0.001 ). Discussion : Les limites de notre travail sont son design rétrospectif et monocentrique. Nous n’avons pas pu affiner la recherche des déterminants de non - diagnostic. Il est probable que la demande systématique d’un voyage récent dans le questionnaire standardisé de l’infirmier d’accueil et d’orientation des urgences explique la proportion plus importante de diagnostic de paludisme d’importation. Conclusion : Des recommandations précisant une conduite à tenir cl aire pour les médecins généralistes devant une suspicion de paludisme en cabinet ainsi qu’une formation médicale initiale et continue renforcée sur le thème de la santé des voyageur contribueraient probablement à l’amélioration du diagnostic du paludisme d ’importation.
- Abstract : Introduction : General Practitioners (GPs) are at the front line in the management of febrile patients returning from travel. Imported malaria, and its potentially severe forms, represents a real diagnostic chal lenge due to its rarity and the atypical clinical signs Aims of this study were to evaluate the diagnostic and therapeutic attitude of general practitioners who examined patients with imported malaria, to describe the epidemiological characteristics and to analyse the reasons of absence of the diagnosis during the first medical consultation. Methods: Retrospective monocentric descriptive study from 2007 to 2019 of all microbiologically proven imported cases of malaria treated at HIA Bégin. The epidemiolog ical description was carried out in 579 patients, the care in city medicine was analysed for 138 cases. To search for factors associated with absence of malaria diagnose (66 cases), univariate and multivariate logistic regression was performed. A sensitivi ty analysis on imputed data was carried out in secondary analysis. Results: The study population was composed of men (70%), civilians (73%) with an average age of 39 years. Infections occurred in sub - Saharan Africa for 86% of cases, 50% for VFR reasons. The patients were 37% to take chemoprophylaxis. P.falciparum was responsible for 7 7 % of the cases. The evolution was towards healing in 98% of cases, 10% required intensive care and 0.7% died. In city medicine, the delay between the return and the first consultation was 13 days and 5 days after the first symptoms. The diagnosis of malaria was mentioned in 57% of patients in family practicians against 98% in the emergency room (ER). For 13% of patients, the doctor evoked the diagnosis then referred the patient directly to the ER, for 35 .5 %, the doctor waited for biol ogical confirmation before referring. In town, they were 38.2% to receive no treatment at the end of the first consultation, 13.4% to receive antimalarial treatments. Patients with no evocation of the diagnosis of malaria were 89% to have consulted their general practitioner. The patients mainly received analgesics (56%) and antibiotics (31.6%). They had a longer hospital stay (6.45 vs 3.83 days), presented more biological severity criteria (32% vs 18%) and required more intensive care stays (18% vs 7.5%). A uni - and multivariate study determined that the only factor associated with the evocation of the diagnosis was the nature of the first consultation in the emergency room ( OR 23.9, IC [9.46 - 73.7] p<0.001 ) Discussion: The limits of our work are its retrospective and monocentric design. We were not able to refine the search for elements leading to an absence of diagnosis. It is likely that the fact that nurses in emergency rooms systematically ask about a recent trip in the standardized questionnaire expla ins the higher proportion of imported malaria diagnoses. Conclusion: Recommendations with clear information on handling a malaria suspicion in city medicine, as well as enhanced initial and continuing medical training on the subject of travellers' health, would probably contribute to improving the diagnosis of imported malaria.
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