Monographie

Collection complète des mémoires relatifs à l'histoire de France, depuis le règne de Philippe-Auguste, jusqu'au commencement du six-septième siècle ; avec des notices sur chaque auteur et des observations sur chaque ouvrage : Jean de Mergey-François de la Noue-Achille Gamon-Jean Philippi

  • Collection complète des mémoires relatifs à l'histoire de France, depuis le règne de Philippe-Auguste, jusqu'au commencement du six-septième siècle ; avec des notices sur chaque auteur et des observations sur chaque ouvrage : Jean de Mergey-François de la Noue-Achille Gamon-Jean Philippi
  • Collection des mémoires relatifs à l'histoire de France 34
  • Paris : Foucault, 1823
  • : rel. ; in 8 ̊
  • Notice sur de Mergey et sur ses mémoiresNotice sur François de Noue et ses mémoiresMémoires de François de la NoueQue ceux de la religion eussent esté prevenus au commencement de la premiere guerre civile sans l'accident de Vassya sçavoir si M. le prince de Condé fit un si grand erreur aux premiers troubles, comme plusieurs ont dict, de ne s'estre point saisi de la Cour ou de Parisde trois choses que j'ay remarquées, qui ariverent avant que les armées se missent en campagne; dont l'une plaisante, l'autre artificieuse, et la tierce lamentablede la promesse que fit M. le prince de Condé à la Royne, un peu légèrement, de sortir hors du royaume de France, et de ce qui empescha qu'elle ne fust accompliepar quelle action la guerre commença à s'ouvrir manifestement entre les deux arméesde la bonne discipline qui fut observée parmy les bandes, tant de cheval que de pied, de M. le prince de Condé, seulement l'espace de deux mois; puis de la naissance de la picoréepour quelles raisons l'armée de M. le prince de Condé se dissipa après la prise de Boi-gency; et comme il tourna ceste necessité en utilité et dessein de celle du roy de Navarreque, sans le secours estranger qu'amena M. d'Andelot, les affaires de ceux de la religion estoient en très mauvais estat, et les courages de plusieurs fort abattus, tant pour la prise de Bourges et Rouen que pour la defaite de M. de Durasdu dessein que prit M. le prince de Condé voyant les forces estrangeres approcher, et comme il s'alla présenter devant Paris, où ayant séjourné onze jours sans faire nul effet, il s'achemina vers la normandiede six choses remarquables advenues à la bataille de Dreuxdu siege mis par M. de Guise devant Orleans, et du voyage que fit M. l'Admiral en Normandiedes causes de la prise des armes aux seconds troubles; et comme les desseins sur quoy ceux de la religion s'estoient appuyez se trouverent vainsque trois choses que le prince de Condé attenta rendirent le commencement de son entreprise fort superbe; dont les catholiques furent d'abord estonnezde ce qui avint au deslogement de Sainct Denis, qui est plus digne d'estre remarquédu voyage qui se fit vers la Lorraine par les deux armées à diverses finsdu retour des deux armées vers Orleans et Paris, et la maniere que tenoit le prince de Condé pour fire vivre, marcher et loger la siennedes nouvelles forces de diverses provinces qui se trouverent à Orleans, ce qui convia M. le prince de Condé d'entreprendre le voyage de Chartresde la seconde paix qui fut faite à LonjumeauDe la diligente retraite de ceux de la religion aux troisiesmes troubles, et de la belle resolution de M. de Martigues quand il vint à Saumurque le temps qu'on donna à M.le prince de Condé, après s'estre retiré à La Rochelle, sans luy jetter aucune armée sur les bras, luy servit de moyen de se prévaloir d'une grande province, sans le soustien de laquelle il n'eust peu continuer la guerredes premiers progrez des deux armées, lors qu'estant en leur fleur elles cherchoient avec pareil désir de s'entrecombattreque les deux armées, en s'entre-voulant vaincre, ne peurent pas seulement se combattre, et comme la rigueur du temps les separa, ruinant quasi l'une et l'autre armée en cinq joursde la mort de M. le prince de Condé à Bassacdu mémorable passage du duc de Deux-ponts, depuis les bords du Rhin jusques en Aquitainedu siege de Poictiersde la bataille de Moncontourque le siege de Saint-Jean d'Angely fut la ressource de ceux de la religionque la ville de La Rochelle ne servit pas moins à ceux de la religion qu'avoit fait Orleans aux troubles passezqu'en neuf moins l'armée de messieurs les pricnes fit près de trois cens lieues, tournoyant quasi le royaume de France, et de ce qui luy succeda en ce voyagedes causes de la troisiesme paix, la comparaison d'icelle avec les precedentes, et si elles ont été necessairesNotice sur les mémoires d'Achille Gamon et de Jean Philippi
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