Monographie
Olivier Rolin
Titre(s)
- Olivier Rolin
Editeur, producteur
- Paris : Europe, DL 2017
Description matérielle
- 1 vol. (380 p.) : ill., couv. ill. en coul. ; 21 cm
Collection
- Revue europe 1058-1059-1060 0014-2751
ISBN
- 978-2-35150-088-0
Appartient à la collection
- Revue europe 1058-1059-1060 0014-2751
Classification décimale Dewey
- 848
Note(s)
- Numéro de : "Europe (Paris. 1923)", juin-juillet-août (2017), 95e année. - Notes bibliogr.
Note sur le contenu
- Invitation en Rolinie / Gérard Cartier. - L’éloignement / Olivier Rolin. - Un abécédaire pour Olivier Rolin / Christian Garcin. - Neiges / Mathias Énard. - Le grand large sur la Terre / Jean-Christophe Bailly. - Lénine et les fleurs bleues / Pierre Michon. - Considérations sur l’arbre / Olivier Rolin. - Machine / Olivier Rolin. - Le Grand Cirque / Olivier Rolin, Jean-Baptiste Harang. - La passion du monde / Jean-Claude Milner. - Olivier Rolin, le noir baudelairien / Jacques-Pierre Amette. - L’éloge de la littérature / Norbert Czarny. - Les routes du romanesque / Agnès Castiglione. - Les ciels de Rolin / Pierre Schoentjes. - L'invention du monde. Notes et contre-notes à propos du roman / Michel Deutsch. - «D’où elle ainsi ni d’homme» / Katelijne De Vuyst. - Roman est poésie / Jean-Claude Pinson. - L’art des mots et la trempe / Jean-Pierre Martin. - Un adieu aux armes ? / Bruno Blanckeman
Résumé ou extrait
- « On écrit parce qu’on est mal placé dans son époque. Parce qu’on s’y sent dépaysé », dit Olivier Rolin. Vagabondant parmi les paysages, les époques et les livres, cet écrivain nous embarque dans une traversée au long cours. L’Histoire est sa grande affaire, les larges espaces géographiques aussi. La littérature selon Olivier Rolin arpente la déchirure entre le réel et l’idéal, mais elle le fait comme on répond à l’appel du large. De Veracruz à la Terre de feu, des îles Solovki aux rives du fleuve Amour, ses pérégrinations dans l’espace sont aussi des immersions dans le temps. Il est peu d’auteurs contemporains qui savent composer un monde d’une telle profondeur de champ. Bien peu qui possèdent un registre de thèmes et de langue aussi étendu. Très peu, enfin, qui s’aventurent aussi loin des schémas du roman traditionnel. Ce qui hante Olivier Rolin, outre la puissance de certains paysages, la mémoire des livres et la nostalgie de quelque amour perdu, ce sont des moments d’acmé historique où une grande espérance avorte, où une utopie généreuse accouche d’une tragédie ou, plus banalement, de la désillusion. Ce vertige de la défaite, cette «énigmatique puissance de l’échec» nourrit une mélancolie profonde, comme si Olivier Rolin portait encore, au-delà de ses années militantes, «le deuil de la révolution». Et tout cela affleure dans ses livres avec un beau souci des musiques de la phrase, du tempo, des chromatismes, des accords en mineur, avec parfois une mélodie schubertienne dans des romans qui sont toujours aux marges de la poésie, de la méditation intérieure, du murmure de l’âme. [4e de couv.]
Sujet(s)
Sujet - Nom commun
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