Monographie

Les troupes suisses capitulées et les relations frano-helvétiques à la fin du XVIIIe siècle / Alain-Jacques Czouz-Tornare ; sous la direction de Jean Tulard

  • Texte
  • Volume
  • Les troupes suisses capitulées et les relations frano-helvétiques à la fin du XVIIIe siècle / Alain-Jacques Czouz-Tornare ; sous la direction de Jean Tulard
  • [S.l.] : [s.n.], 1996
  • 2 vol. (LXXXVII-1023 f.) ; 29 cm
  • Annotations d'André Corvisier, membre du jury
  • Corvisier, André..Don.2010
  • Bibliogr. p. I-LXXXVI. Notes bibligr
  • Thèse de doctorat : Paris : Ecole Pratique des Hautes Etudes : Histoire : 1996
  • Cette thèse a pour but de restituer le poids des relations franco-suisses avant et au début de la Révolution française, par le biais des troupes que les cantons suisses prêtaient au roi comme auxiliaires, dans le cadre de conventions militaires et d’une alliance pluriséculaire. Le roi de France préservait la cohésion intérieure et l’intégrité territoriale du fragile corps helvétique. La présence de militaires suisses sur le sol français permettait à la France de maintenir la Suisse sous sa tutelle. Même les révolutionnaires français les plus engagés s’efforcèrent de conserver cette rentable amitié helvétique. Entre 1789 et 1792, les solides troupes suisses firent office de forces de maintien de l’ordre et de répression. Des départements se disputèrent leur présence lors des graves crises de subsistance. Les soldats suisses eux-mêmes ne furent pas insensibles aux chants des sirènes révolutionnaires. Depuis Turin, le comte d’Artois chercha à récupérer les troupes suisses. Les Suisses n’étant pas de simples mercenaires, leur chef, le pragmatique comte d’Affry, refusa un affrontement avec le peuple français en dehors du cadre légal, pour le pas compromettre irrémédiablement les intérêts suisses en France. Paradoxalement, les Suisses ont involontairement été plus utiles aux révolutionnaires, en leur servant d’élément réactif, de cible moralisatrice. Les troupes capitulées furent licenciées à contre cœur à la suite de la journée du 10 août 1792. L’alliance fut alors suspendue, mais la France s’évertua à maintenir le corps helvétique dans un état de non-belligérance, tout en espérant renouer les liens militaires ancestraux. Elle parviendra à ses fins en 1798, après avoir transformé la Suisse en une république helvétique « une et indivisible »
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