Monographie

L'invention du progrès : aux origines de la pensée totalitaire : 1680-1730

  • L'invention du progrès : aux origines de la pensée totalitaire : 1680-1730
  • Paris : Ed. Kimé, impr. 1996
  • 1 vol. (487 p.) : couv. ill. en coul. ; 21 cm
  • Philosophie, épistémologie 1159-2338
  • 978-2-84174-059-5
  • Philosophie, épistémologie 1159-2338
  • 320.01
  • Bibliogr. p. [457]-479. Notes bibliogr. Index
  • 1ère partie. Genèses. Titre 1. Deux faits décisifs : la révolution scientifique et l'essor d'un esprit technicien : Chap. 1. Les bouleversements de la science. - Chap. 2. L'esprit technicien. - Titre 2. Les évolutions intellectuelles : Chap. 1. Progrès et religion. - Chap. 2. Les nouvelles orientations philosophiques. - Titre 3. Progrès et Utopie : Chap. 1. Utopie et perfection. - Chap. 2. Utopie et progrès. - 2ème partie. "Le système du progrès". Titre 1. Le principe : Chap. 1. Le progrès comme mouvement ascendant. - Chap. 2. Le progrès comme mouvement nécessaire. - Titre 2. Les causes : Chap. 1. L'homme exclu de son histoire. - Chap. 2. La domination de l'homme sur sa propre histoire. - 3ème partie. "Vous serez comme des Dieux". Titre 1. les progrès de l'Homme : Chap. 1. Morale et connaissance. - Chap. 2. Morale pratique et pratique du bonheur. - Titre 2. L'Etat : Chap. 1. L'Etat comme progrès. - Chap. 2. L'Etat dans le progrès. - 4ème partie. Destinées : Chap. 1. une naissance controversée. - Chap. 2. Un triomphe ambigu
  • Frédéric Rouvillois retrace l'idée de progrès à partir de son émergence, à l'aube des Lumières (1680-1730). Il en explique l'invention, ou comment l'influence des révolutions scientifiques et techniques du premier XVIIe siècle, la nouvelle philosophie, l'arrivée du déisme et "l'esprit bourgeois" se marièrent pour provoquer ce qui ne fut tout d'abord qu'un sentiment, celui de la supériorité générale des modernes sur les anciens, mais qui allait très vite devenir une véritable philosophie de l'histoire. En effet, vers 1715 l'œuvre de l'étrange abbé de Saint-Pierre esquisse un "système du Progrès" auquel ses successeurs n'ajouteront rien de fondamental. Un "système" d'inspiration mécaniste et cartésienne qui prétend à une cohérence totale. A l'opposé des modes flous de l'intuition, ses défenseurs déterminent alors le progrès à partir du modèle de la Machine : comme un mouvement général de perfectionnement que caractérisent sa forme linéaire, sa nécessité radicale et sa permanence pouvant être transposer à l'ensemble du réel. De la même façon que la raison, le bonheur, la morale ou l'Etat sont appelés à progresser. Rien ne peut être exclu, tout doit obligatoirement s'améliorer avec le temps, dans une même direction mais vers des horizons illimités. Et l'histoire, enfin pourvue d'un sens, devient ainsi le lieu où pourra se réaliser la promesse de Descartes, où l'homme, totalement libre et tout-puissant, sera très prochainement "comme maître et possesseur de la nature"
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