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Talents étrangers du manga (Les) [[periodique]] / Yu Yamamoto
Titre(s)
- Talents étrangers du manga (Les) [[periodique]] / Yu Yamamoto
Ensemble
Auteur(s)
Editeur, producteur
- 16/04/26
Description matérielle
- pp.50-51
ISSN
- 1154-516X
Note sur la description matérielle
- 2
Résumé ou extrait
- Le secteur japonais du manga s’ouvre de plus en plus aux auteurs et éditeurs étrangers, poussé notamment par le vieillissement et le déclin démographique du pays. L’article suit d’abord Ginsan, mangaka uruguayen de 24 ans installé à Tokyo, qui doit faire ses débuts en avril dans le magazine numérique Comic Zerise avec Cinq minutes pour un ace, un manga de volley-ball conçu grâce à de nombreuses recherches sur la vie lycéenne japonaise. Il vit à Casa Tokiwa avec quatre autres aspirants mangakas étrangers, dans une structure gérée par DEOW qui les aide à se professionnaliser.Selon Yukari Fujimoto, spécialiste de la culture manga à l’université Meiji, les artistes étrangers sont de plus en plus nombreux à publier dans des magazines japonais. Cette internationalisation s’appuie sur plusieurs évolutions : ouverture de concours à des candidats vivant hors du Japon, essor des médias en ligne et recours autorisé par Kodansha à la traduction automatique par IA, qui réduit les barrières linguistiques. L’internationalisation concerne aussi l’édition : le Français Jules Kollisch, devenu éditeur chez Kodansha après des études scientifiques puis japonaises, accompagne notamment Nico Staro et a contribué à lancer Kraken Mare avec le scénariste français Izu et l’illustrateur italien Hagane. Cette série publiée en 2025 a été pensée dès l’origine pour une diffusion internationale.Le mouvement est encore plus visible dans les webtoons. À Tokyo, Sorajima compte 4 éditeurs étrangers sur 30 membres de son équipe éditoriale et publie simultanément ses œuvres au Japon et à l’étranger. L’entreprise a renforcé cette stratégie en concluant en 2024 une alliance avec le studio indonésien Kisai Entertainment. En parallèle, le marché japonais subit aussi la concurrence d’œuvres étrangères, notamment éducatives. La série coréenne Survival, traduite au Japon depuis 2008 par Asahi Shimbun Publications, s’est vendue à plus de 15 millions d’exemplaires et a ouvert la voie à d’autres collections comme Time Warp en 2017. Malgré cette mondialisation, le Japon conserve un avantage décisif : ses mécanismes de repérage, de formation et de professionnalisation des mangakas....
Sujet - Titre uniforme
- Manga -- Japon
- Manga -- Auteurs étrangers
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