Monographie
Miguel de Cervantès ; José Lezama Lima ; Poètes indigènes de Colombie ; Claude Grégory
Titre(s)
- Miguel de Cervantès ; José Lezama Lima ; Poètes indigènes de Colombie ; Claude Grégory
Contient
- José Lezama Lima
- Poètes indigènes de Colombie
- Claude Grégory
Editeur, producteur
- Paris : Europe, DL 2010
Description matérielle
- 1 vol. (332 p.) : ill., couv. ill. en coul. ; 21 cm
Collection
- Revue europe 979-980 0014-2751
ISBN
- 978-2-35150-036-1
Appartient à la collection
- Revue europe 979-980 0014-2751
Classification décimale Dewey
- 863
Note(s)
- Notes bibliogr.
Note sur le contenu
- Une réinvention de la littérature et du monde / Jean-Raymond Fanlo. - Le temps et le dolent chevalier / Alberto Manguel. - Le livre des miroirs / Jacques Ancet. - À partir de la pauvreté / Antonio Gamoneda. - Un miroir où nous pouvons toujours nous regarder / Juan Gelman. - Au moment où le Quichotte entre dans ma vie / Juan Marsé. - Les deux interprétations du Quichotte / Francisco Rico. - Sur le sens et la signification de Don Quichotte / Anthony Close. - Sancho Panza et la norme éthique / Howard Mancing. - Suspension des savoirs et connaissance morale dans le roman moderne / Danielle Perrot-Corpet. - Don Quichotte va au cinéma / Jochen Mecke. - Un Cervantès insolite dans le Paris de 1937 / Jean Canavaggio
Résumé ou extrait
- Au temps de Cervantès, Don Quichotte était un livre qui faisait rire, et son héros, un fou ridicule dont on riait franchement. Aujourd'hui les choses ont changé, il représente pour certains grands écrivains des valeurs d'exigence morale, de responsabilité, de révolte. Il symbolise le refus de l'injustice, de la dictature, de l'aliénation. Il incarne aussi la poésie, l'imagination romanesque. Etrange livre que ce Don Quichotte, car à la fois livre de l'inactualité des livres et livre de tous les possibles dans l'espace du livre. Il est le livre des livres qui oublient le monde et le livre des routes où le monde se découvre et se délivre. Cervantès réinvente la littérature et le monde en jouant avec la fiction qui ne correspond pas au monde. Ainsi la fiction est sans vérité, avec ses histoires folles, ici elle proteste pourtant et prétendant dire la vérité plonge le lecteur dans le mensonge, et malgré cela elle invite à une complicité, une entente de personne à personne. Dans Don Quichotte, elle est peut-être la seule occasion, en dehors de la passion amoureuse, où les relations entre les êtres dépendent d'autre chose que des conventions et des hiérarchies sociales. Elle permet encore, avec ses artifices, de considérer différemment toutes les croyances permises, tous ces leurres auxquels elle ressemble de manière si troublante. Cervantès s'est lui-même piégé en voulant montrer les dangers de la fiction, et ces dangers sont alors devenus une chance pour nous
Sujet(s)
Sujet - Nom commun
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