Thèse

Évaluation du plasma lyophilisé dans un trauma center de niveau 1, perspectives en médecine de l'avant / Gwenaëlle Lemée; sous la direction de Sébastien Beaume

  • Texte
  • sans médiation
  • Volume
  • Évaluation du plasma lyophilisé dans un trauma center de niveau 1, perspectives en médecine de l'avant / Gwenaëlle Lemée; sous la direction de Sébastien Beaume
  • Évaluation du plasma lyophilisé dans un trauma center de niveau 1, perspectives en médecine de l'avant Gwenaëlle Lemée 2017
  • 2017
  • 1 vol. (80 f.) : ill.; 30 cm
  • (BCSSA) Version électronique disponible au format pdf
  • Bibliogr. f. 59-65
  • Reproduction de Thèse d'exercice Médecine. Médecine Générale Aix-Marseille 2017
  • Reproduction de Mémoire de DES Médecine. Médecine Générale Aix-Marseille 2017
  • Introduction : L'hémorragie est la principale cause de décès évitable chez le traumatisé civil et le blessé de guerre. Le traumatisme entraîne une coagulopathie précoce, associée à une augmentation de la mortalité et des besoins transfusionnels. Une réanimation préhospitalière précoce, qui vise à contrôler le saignement et lutter contre la coagulopathie, améliore le pronostic et nécessite, en outre, la transfusion rapide de plasma. Le plasma lyophilisé (PLYO) produit par le Centre de Transfusion Sanguine des Armées est un produit sûr et de reconstitution rapide, permettant de réduire ce délai. Notre étude avait pour but de décrire la population de traumatisés sévères ayant reçu du PLYO et d'évaluer si l'administration de celui-ci était réalisable à l'extrême avant, lors des conflits armés. Matériels et méthodes : Nous avons effectué une étude descriptive et rétrospective basée sur l’analyse du registre des traumatisés sévères de l'Hôpital d'Instruction des Armées Sainte-Anne, de janvier 2013 à décembre 2015. Les patients étudiés étaient ceux admis dans la filière "traumatisés sévères" ayant reçu au moins un PLYO en salle d'accueil des urgences vitales. Les données étudiées étaient les caractéristiques épidémiologiques, les variables cliniques, le mécanisme lésionnel, les paramètres biologiques, la réanimation transfusionnelle dans ses grandes lignes et la mortalité. Pour évaluer la faisabilité sur le terrain en opération, nous avons interrogé les infirmiers en contact avec le PLYO. Résultats : Sur une durée de 35 mois, 73 patients ont été inclus (moyenne d’âge : 43 ans), majoritairement admis sur des éléments de cinétique. Le score MGAP moyen était de 17. Un quart des patients était en hypotension sévère à l'arrivée (pression artérielle systolique inférieure à 80 mmHg). Les traumatismes étaient le plus souvent dus aux accidents de la voie publique. 11 % des traumatisés présentaient un traumatisme pénétrant. Le site lésionnel prédominant était la région thoracique (41%). L'ISS (Injury Severity Score) médian s'élevait à 29. 42% des traumatisés avaient une coagulopathie à la prise en charge. Le délai moyen de transfusion du PLYO était de 17 minutes. 18% des patients sont décédés à 24 heures. 80% des infirmiers interrogés ont affirmé que le PLYO est utilisable en médecine de l'avant et qu'il est facile d'utilisation. Il est cependant trop encombrant. Conclusion : Le PLYO est un plasma thérapeutique qui s'administre facilement et rapidement chez les traumatisés sévères hémorragiques. Il semble utilisable à l'extrême avant et pourrait permettre de diminuer la mortalité des blessés de guerre hémorragiques. Cependant, des efforts sont à mener sur son conditionnement.
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