Monographie

Journal d'un replié : 11 juin-26 juin 1940) / Georges Adrey ; Préface de Jean Dupaquier

  • Texte
  • Journal d'un replié : 11 juin-26 juin 1940) / Georges Adrey ; Préface de Jean Dupaquier
  • Paris : R. Debresse, 1941
  • 1 vol. (105 p.) ; 19 cm
  • [Journal d'un replié. choses vues et vécues. Notes et impressions d'un métallo parisien pendant l'exode (11 juin-26 juin 1940).]
  • Porte en première page du récit : "Choses vues et vécues. Notes et impressions d'un métallo parisien pendant l'exode (11 juin-26 juin 1940)"
  • Requis civil dans une usine à Paris, Georges Adrey est ouvrier métallurgiste lorsqu'il commence à démonter les machines en vue d'une future évacuation de son usine dans le Cantal. Le récit s'organise en seize chapitres, comme autant de jours d'exode, du 11 juin au 26 juin. Après plusieurs ordres et contrordres, le départ est finalement fixé le 12 juin afin d'échapper à l'avance allemande. L'auteur et son épouse partent vers Etampes, puis Orléans et finalement La Motte-Beuvron, où ils apprennent l'armistice. Georges Adrey raconte au fil des pages la désorganisation du pays, les embouteillages pour sortir de la capitale, la difficulté de la marche épuisante vers la Loire. Jamais il ne fait allusion aux combattants français dans son récit ; la guerre est évoquée en quelques lignes et se résume aux combats entendus au loin et à la menace des bombardements. Lorsqu'il arrive à Orléans avec son épouse, c'est pour découvrir une ville déjà occupée par les troupes allemandes. L'auteur oppose les prisonniers de guerre français, à l'allure misérable, aux soldats allemands qui donnent à manger aux civils et se préoccupent de leur évacuation. Ces derniers sont, souligne-t-il, "si prévenants, si aimables, si dépourvus de morgue" (79). Emu par une scène de fraternisation franco-allemande à La Motte-Beuvron, Adrey avoue qu'il a toujours souhaité la paix et le rapprochement des deux nations, même avant la guerre. A son retour à Paris, le 26 juin, l'auteur relit les oeuvres du socialiste pacifiste Marcel Sembat, cité à plusieurs reprises dans le récit. Après plusieurs mois de chômage, il reprend son activité le 18 octobre 1940. [Source : résumé par Françoise Passera, EGO 39-45]
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