Monographie

Histoire du peuple de Dieu : depuis son origine jusqu'à la naissance du messie jusqu'à la fin de la Synagogue tirée des seuls livres saints ou le texte sacré des livres de l'Ancien Testament

  • Histoire du peuple de Dieu : depuis son origine jusqu'à la naissance du messie jusqu'à la fin de la Synagogue tirée des seuls livres saints ou le texte sacré des livres de l'Ancien Testament
  • La Haye : Neaulme et Cie, 1753
  • 7 vol. de 400 p. env : rel. ; in 12 ̊
  • XVIII ème siècle
  • deuxième partie
  • "La première porte le titre de « Histoire du peuple de Dieu depuis son origine jusqu'à la venue du Messie » (publiée à Paris en 1728, 7 volumes). Une édition revue et augmentée fut publiée à Paris en 1733. L'édition suivante, contenant la suite des prophéties de l'Ancien Testament, l'Histoire de Job, des cartes nécessaires pour comprendre l'histoire sacrée, etc. En 1736, sept éditions avaient été imprimées. Son ouvrage fut traduit en Allemand, Italien, Espagnol et Polonais. La deuxième partie fut publiée également à Paris en 1753 : « Histoire du peuple de Dieu depuis la naissance du Messie jusqu'à la fin de la Synagogue ». En 1754 une édition plus exacte apparut à Anvers (8 volumes), et en 1755, une nouvelle édition à Paris. Selon De Backer, cette partie fut publiée contre la volonté de supérieurs Jésuites du père Isaac, qui indiqua son nom sur un très petit nombre d'exemplaires. La dernière partie est intitulée « Histoire du peuple de Dieu, ou paraphrase des Epitres des Apôtres » (1758 à Lyon, 2 volumes).Au fur et à mesure de son avancement, cette uvre a suscité un grand tapage et une amère controverse. Ecrite dans un style brillant, vivant et très rhétorique, elle fut néanmoins fortement critiquée. On lui reprochait violemment d'avoir donné des airs de romance à des passages de textes sacrés, au lieu de s'en tenir au style sobre habituel. La liberté qu'il prit dans la description de certains faits fut jugée inconvenante dans une écriture chrétienne, et blessante pour le lecteur. Certaines thèses qu'il mit en avant furent interprétées comme incitant au Nestorianisme (hérésie qui considère Jésus comme deux personnes distinctes, inséparablement unies), à l'Arianisme (hérésie qui nit la divinité de Jésus-Christ, soutient que les substances des trois personnes de la Trinité sont distinctes, sans relation entre elles, et reconnaît au Père seul la qualité d'éternel) et au Pélagianisme (hérésie qui minimise la notion de péché originel, met en cause la pratique du baptême des enfants et nie la nécessité de la grâce divine). Mais par dessus tout, Isaac fut blâmé pour avoir partagé les opinions paradoxales du jésuite Jean Hardouin (qui contestait l'authenticité de la plus grande partie des littératures grecque et latine, classiques ou chrétiennes ; ses jugements étaient d'un arbitraire farfelu. L'Énéide de Virgile aussi bien que l'oeuvre de saint Augustin seraient des faux fabriqués au XIVe siècle par des moines hérétiques).Pour ces raisons, son travail fut condamné par de nombreux évêques de France en particulier par Colbert, évêque de Montpellier, janséniste notoire et par l'archevêque de Paris, Christophe de Beaumont, par ses supérieurs jésuites, par la Sorbonne et par le Parlement de Paris.La première partie fut mise à l'Index le 27 mai 1732, la seconde le 3 décembre 1754, et la dernière le 24 avril 1758.Le bruit fait autour de cette publication à sa diffusion dans le public ; Paris, dit-on, en était inondé. Une nouvelle édition était prévue en 1788 mais fut arrêtée par la Révolution.Il enseigna longtemps les humanités et vécut dans la maison professe de Paris, où il mourut le 18 février 1758.Une édition corrigée de la première partie, approuvée par la censure romaine, fut publiée à Besançon en 1828" oberruyer.free.fr/celebres/genealogie-3-3-isaac.html
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