Article
Refus scolaire anxieux. Mieux le comprendre pour mieux le soigner [[periodique]] / Ségolène Barbé
Titre(s)
- Refus scolaire anxieux. Mieux le comprendre pour mieux le soigner [[periodique]] / Ségolène Barbé
Ensemble
Auteur(s)
Editeur, producteur
- 01/04/26
Description matérielle
- pp.64-66
ISSN
- 0032-1583
Note sur la description matérielle
- 3
Résumé ou extrait
- Le refus scolaire anxieux (RSA) se manifeste par une peur intense de l'école, souvent accompagnée de symptômes physiques et psychiques comme des migraines, des maux de ventre, des nausées, des troubles du sommeil ou des crises d'angoisse. Progressif et difficile à identifier, il peut conduire un enfant ou un adolescent à ne plus pouvoir se rendre en classe malgré les efforts de ses parents. Le trouble concernerait jusqu'à 5 % des élèves, de la maternelle au lycée, et se serait fortement développé depuis le Covid. L'article souligne que cette souffrance est souvent mal comprise, parfois prise à tort pour un caprice, alors qu'elle renvoie à des causes multiples : pression scolaire, anxiété de performance, peur de l'échec, anxiété de séparation, anxiété sociale, agoraphobie, harcèlement ou difficultés liées à des troubles d'apprentissage et du neurodéveloppement. L'entrée au collège apparaît comme un moment particulièrement sensible.Les spécialistes rappellent que le diagnostic repose sur la durée du trouble et sur ses effets concrets dans la vie quotidienne. Forcer un enfant à retourner à l'école est présenté comme contre-productif. La priorité consiste à consulter rapidement un soignant de confiance pour évaluer le mal-être, repérer les déclencheurs de l'anxiété et organiser un accompagnement adapté. La coopération entre la famille, l'école et les soignants est décrite comme la stratégie la plus efficace, avec des aménagements possibles comme l'allègement de l'emploi du temps, un changement de classe, une fréquentation partielle ou des solutions de scolarité à distance.L'article insiste aussi sur le poids du RSA pour les familles. Une enquête citée montre qu'une part importante des jeunes concernés a subi du harcèlement, des insultes ou des menaces. Les parents doivent souvent réorganiser leur emploi du temps, gérer des soins peu remboursés et faire face à des rechutes. Il leur est conseillé de ne pas s'isoler, de préserver aussi l'équilibre de la fratrie et des temps de respiration, tout en gardant confiance dans les ressources de leur enfant....
Sujet - Nom commun
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