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Prévalence de la somnolence diurne excessive chez les pompiers de Paris en 2021 et analyse de ses facteurs de risques / Charles Pérignon ; sous la direction de Romain Kedzierewicz et Marine Scannavino

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  • Prévalence de la somnolence diurne excessive chez les pompiers de Paris en 2021 et analyse de ses facteurs de risques / Charles Pérignon ; sous la direction de Romain Kedzierewicz et Marine Scannavino
  • Prévalence de la somnolence diurne excessive chez les pompiers de Paris en 2021 et analyse de ses facteurs de risques Charles Pérignon 2021 1 vol. (95 f.)
  • 2021
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  • Bibliogr. f. 62-65
  • Reproduction de Thèse d'exercice Médecine Université Paris 13 2021
  • INTRODUCTION : Les troubles du sommeil et de la vigilance représentent une problématique récurrente en consultation de médecine générale. L’Institut National du Sommeil et de la Vigilance retrouvait dans son rapport annuel de 2019 une prévalence d’environ 40% en France, tous troubles confondus. Après les professionnels de santé, les pompiers sont parmi les populations les plus touchées par le travail nocturne. En 2015, une étude avait été réalisée à la Brigade des Sapeurs - pompiers de Paris portant sur ces troubles. Elle avait retrouvé un taux d’hyper somnolence de 20,7% (score d’Epworth supérieur à 12) et des conséquence s socio - professionnelles (erreur en intervention, conflit s, ect...). Depuis 2020, des mesures de prévention ont été mises en œuvre par le commandement mais parallèlement l’activité opérationnelle s’est m odifiée à l’aune de la crise COVID . L’objectif de cette étude est d’évaluer la prévalence de l’hyper somnolence diurne et ses conséquences chez les pompiers de Paris en 2021. MÉTHODE : Cette étude observationnelle rétrospective a été réalisé e par questionnaire anonyme en ligne . Les troubles du sommeil ont été évalués en utilisant la version française du questionnaire sur les troubles du sommeil et la somnolence diurne grâce à l’ échelle de somnolence d’Epworth (ESS). Les conséquences de cette hyper somnolence ont été évaluées par auto - questionnaire déclaratif. RESULTATS : Un total de 1813 questionnaire s ont pu être analysés (96% d’hommes et 69% de moins de 35 ans). La prévalence de l’hyper somnolence était de 60,4% (ESS > 10) et 45,6% (ESS > 12). Les principaux facteurs de risque indépendants d’hyper somnolence (ESS > 10) retrouvés étaient un nombre d’intervention s supérieur à 10 par 24h (ORa = 2,08 [1,4 - 3,1]), un trajet domicile - caserne de plus d’une heure (ORa 60 - 120 min = 1,47 [1,4 - 3,1] et ORa >120 min = 1,57 [1,18 - 2,09]) et un âge inférieur à 30 ans. Un lien entre hyper somnolence et antécédent de COVID était également suggéré (ORa =1,24 [0,98 - 1,57]). Nous n’avons pas mis en évidence de lien entre les mesures mises en œuvre par le commandement et la réduction du risque d’hyper somnolence mais ces mesures sont encore trop insuffisamment diffusées (score de maitrise de l’usure du potentiel humain évalué à 2,6 sur 10). Les pompiers hyper somnolents (ESS > 10) présentaient un risque plus important de baisse de la vigilance sur intervention (OR = 2,4 [1 - 3,8]), d’erreurs (OR = 3 [2,3 - 4]), de manque de communication (OR = 2,1 [1,7 - 2,8]), de troubles relationnels (OR = 2,54 [2 - 3,3]) et de manque de bienveillance (OR = 3,4 [2,6 - 4,4]). CONCLUSION : Il existe une très forte prévalence de l’hyper somnolence chez les pompiers de la BSPP avec un impact majeur sur la survenue d’erreur s et les troubles relationnels en intervention. Il est nécessaire d’encourager le commandement à renforcer les mesures de prévention et de poursuivre les efforts entrepris depuis 2020. Nous insistons sur le rôle du médecin militaire pou r la promotion de l’hygiène de sommeil et le dépistage des troubles associés afin de protéger les pompiers des répercussions bio - psycho - sociales.
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