Thèse
Vécu et ressenti des médecins généralistes lors de l'annonce du surpoids de l'enfant / Morgane Dantigny ; [sous la direction de] Philippe Cornet
Type de contenu
- Texte
Type de médiation
- sans médiation
Type de support
- Volume
Titre(s)
- Vécu et ressenti des médecins généralistes lors de l'annonce du surpoids de l'enfant / Morgane Dantigny ; [sous la direction de] Philippe Cornet
Auteur(s)
Autre(s) responsabilité(s)
Editeur, producteur
- 2018
Description matérielle
- 1 vol. (122 f.) : ill. ; 30 cm
Note sur l'exemplaire
- (BCSSA) Version électronique disponible au format pdf
Note sur les bibliographies et les index
- Bibliogr. f. 106-111. Annexes
Note de thèses et écrits académiques
- Thèse d’exercice Médecine. Médecine générale Sorbonne Université 2018
Résumé ou extrait
- Introduction : l’obésité infantile est une maladie chronique qui a la particularité d’être multifactorielle. Pour garantir une prise en charge sur le long terme, la relation entre le médecin et l’enfant doit être fondée sur la confiance et le non-jugement. Nous avons voulu connaître le ressenti des médecins généralistes lors de l’annonce du surpoids à un enfant et sa famille. Méthode : il s’agit d’une étude qualitative avec des entretiens semi-dirigés auprès de 12 médecins généralistes installés dans Paris et sa couronne. Le guide d’entretien comprenait des questions sur 4 axes principaux : représentations du corps idéal, les différentes temporalités, les ressentis des médecins sur l’annonce et le surpoids en général et ceux des parents. Les entretiens étaient menés jusqu’à saturation des données, enregistrés, retranscris entièrement puis analysés en unités minimales de sens puis en thèmes et sous-thèmes. Résultats : les médecins étaient en difficulté surtout gênés d’aborder ce sujet par peur de stigmatiser l’enfant et trouvaient ce moment particulièrement difficile. Ils portaient un jugement particulier aux mères devant leur représentation causale limitée aux erreurs diététiques. Les entretiens montraient une faible implication de leur part qui pouvait être expliquée par un manque d’empathie et un désarroi face à cette pathologie complexe. Le regard médical portait les mêmes jugements péjoratifs sur la personnalité des personnes en surpoids que ceux de la société. Conclusion : l’annonce n’est pas un moment facile pour les généralistes car renvoie à la culpabilité maternelle ou parentale et la stigmatisation. Les médecins restent victimes de leurs représentations trop réductrices du surpoids, or le rôle de médecin empathique qui ne semble pas assez retrouvée dans les résultats de notre travail.
Sujet - Nom commun
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