Monographie

L'Alliance impossible : diplomatie et outil militaire dans les relations franco-italiennes [Texte imprimé] ; Jean-Marie Palayret

  • Texte
  • L'Alliance impossible : diplomatie et outil militaire dans les relations franco-italiennes [Texte imprimé] ; Jean-Marie Palayret
  • Paris : Service historique de la Marine, 2004
  • 579 p.
  • : 30 cm
  • : couv. ill.
  • : ill.
  • 355.009
  • Bibliogr.
  • Index
  • L'ouvrage examine les facteurs et circonstances qui ont conduit à l'échec de l'alliance militaire franco-italienne entre 1928 et 1939. Il débute par la présentation des prises de positions des différents décideurs français (Briand, Laval, Weygand) et italiens (Mussolini, Grandi, Badoglio) vis-à-vis de la puissance d'outre-monts à l'orée des années trente. Suit le récit des évènements qui caractérisent, de tensions exacerbées (différents coloniaux, parité navale, révisionnisme mussolinien opposé à la sécurité collective) en rapprochements avortés (Ambassade Jouvenel, Pacte à quatre) le cours cyclothymique des rapports politico -stratégiques franco-italiens entre 1929 et 1934. La renaissance du militarisme allemand qui préoccupe Paris et la rapidité avec laquelle le Reich effectue son réarmement, la volonté commune de contrer l'Anschluss provoquent une brève embellie dans les relations militaires entre les soeurs latines, qui aboutit aux accords d'états-majors Denain-Valle et Gamelin-Badoglio, suite aux accords de Rome et de Stresa. Mais les années 1936-1938 déçoivent cette attente. En dépit des bonnes dispositions des politiques et de l'etat-major francais, l'alliance franco-italienne s'enlise, victime des ambitions mussoliniennes sur l'Ethiopie et de l'opposition italo-anglaise en Méditerranée. Ecartelées entre les choix contradictoires de ces deux alliés occidentaux virtuels, la France s'évertue en vain à ne pas renier l'accord militaire secret conclu avec Rome en juin 1935 tout en tentant de sceller son sort stratégique à celui de la Grande-Bretagne. Cette attitude transactionnelle inspire le plan Laval - Hoare et cause son échec, que Mussolini considère comme une trahison. En janvier 1936, il amorce un rapprochement avec l'Allemagne. Le fossé se creuse entre les deux pays avec l'avènement du front populaire qui s'entête à refuser la reconnaissance de l'Impero et hésite à faire les concessions susceptibles d'apaiser Mussolini et de diviser l'axe. Pendant la guerre d'Espagne, l'intervention italienne prend d'emblée une connotation anti-française et rapproche inéluctablement l'Italie fasciste du Reich hitlérien. Cette tendance est renforcée, après l'Anschluss, par la nouvelle stratégie méditerranéenne qui inspire, des 1937-1938, les plans d'états-majors des deux pays latins.
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