Thèse

Militaires brûlés en service : étude épidémiologique rétrospective dans les armées françaises sur la période 2001-2017 / Matthias Huck,... ; dirigée par M. le médecin principal Clément Hoffmann

  • Texte
  • sans médiation
  • Volume
  • Militaires brûlés en service : étude épidémiologique rétrospective dans les armées françaises sur la période 2001-2017 / Matthias Huck,... ; dirigée par M. le médecin principal Clément Hoffmann
  • 2018
  • 1 vol. (73 f.) : ill., carte ; 30 cm
  • Burn injuries on duty a 17-year retrospective observational analysis in the French Armed Forces eng
  • (BCSSA) Version électronique disponible au format pdf
  • Bibliogr. f. 63-69
  • Thèse d'exercice Médecine. Anesthésie-réanimation Paris 5 2018
  • Introduction : les brûlures en mission sont fréquentes et ont un impact fort sur la disponibilité des militaires. Néanmoins les armées françaises disposent de très peu de données sur les militaires brûlés. L'objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques et la prise en charge des militaires français brûlés en service. Patients et méthode : une étude épidémiologique rétrospective incluant les militaires brûlés en service hospitalisés au Centre de Traitement des Brûlés (CTB) de l'Hôpital d'instruction de armées Percy entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2017 a été conduite. Résultats : 67 patients ont été inclus. 54 % présentaient des brûlures non liées à une situation opérationnelle, principalement par incinération de déchets et manipulation de carburants. Les brûlures en situation opérationnelle (n=31/67) étaient principalement secondaires à un mécanisme par explosion (engins explosifs improvisés, manipulation de munitions). La surface cutanée brulée totale médiane était 12 % [7; 23,5]. Les régions anatomiques les plus touchées étaient : les membres supérieurs (85 %), tête/cou (75 %) et les mains (69 %). 7 patients présentaient des lésions d'inhalation de fumées (10 %). 22 % des patients (n=15/67) présentaient une association de brûlure et de lésions traumatologiques. Les brûlures en situation opérationnelle étaient associées à plus de lésions de blast et de lésions traumatiques, à plus de plans MASCAL, à des scores ISS et ABSI plus élevés, à plus de recours à la ventilation mécanique en réanimation, à plus de transfusions et de chirurgies (p < 0,001). La létalité était de 3 % (n=2/67). Discussion : plus de la moitié des patients étaient brûlés en situation non opérationnelle. Ces brûlures étaient moins sévères et surtout accessible à des mesures de préventions. Des efforts doivent être entrepris dans la mise en œuvre des mesures de préventions et dans l'éducation des forces. La gravité des brûlures en situation opérationnelle est due au mécanisme par explosion et aux lésions traumatiques associées. La prise en charge des brûlés militaires nécessite des équipes pluridisciplinaires de haut niveau au sein d'un centre de brûlés et de traumatologie lourde. Il existe un besoin urgent dans l'élaboration d'un registre français des blessés de guerre. Cette étude n'incluait que les patients brûlés hospitalisés au CTB et ne représente pas l'intégralité des militaires brulés en opérations. Tous les acteurs de la chaîne de santé doivent être formés à la prise en charge des brûlés.
  • Introduction : Burn injuries on duty are frequent and affect attrition rate of military personnel. Nevertheless French data on this topic remains scarce. The purpose of the study was to describe epidemiological characteristics and the management of burn injuries on duty in the French Armed Forces. Methods : A retrospective observational study was performed of French casualties with burns, transported to Percy Burn Center (R4 Medical Treatment Facility) between January 1, 2001, and December 31, 2017. Results : 67 patients were included. 54% of burns analyzed were non-operational injuries, mainly due to mishaps occurring with the burning of waste and the use of fuel. Operational burns (n=31/67) were mostly explosions related (improvised explosive devices and ammunition handle). The median total body surface area burned was 12% [7; 23,5]. Major anatomical regions affected were upper limbs (85%), head/neck (75%) and hands (69%). 7 patients (10%) had smoke inhalation injuries. The combination of burn injury and multiple trauma occurred in 22% (n=15/67). Operational burns resulted in more blast injuries and multiple trauma, more MASCAL procedures, in higher median Injured Severity Score (ISS) and Abbreviated Burn Severity Index (ABSI), more patients under mechanical ventilation, more blood transfusions and surgeries (p <0.001). The case fatality rate was 3% (n=2/67). Discussion : More than half of casualties occur in a non-operational setting. Non-operational burn injuries are less severe and accessible to prevention. Further efforts are needed to expand the spectrum of effective preventive and educational interventions, and to improve their effectiveness. The higher severity score of operational burn injuries are due to the associated trauma and mechanism. Burn injuries on duty require a multidisciplinary team approach, with highly specialized personnel together in a dedicated trauma and burn center. A French trauma registry is a critical need. Only patients with burns that required hospitalizations have been included. So, this study is the visible tip of the iceberg. All military care providers should be familiar with the assessment and treatment of burns.
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