Monographie
Les mimes, enseignemens et proverbes de Jan Antoine de Baif
Titre(s)
- Les mimes, enseignemens et proverbes de Jan Antoine de Baif
Auteur(s)
Autre(s) responsabilité(s)
Editeur, producteur
- Tolose : Pour Jean Jagourt, 1605
Description matérielle
- [4] - 164 f. - [1] f. de pl. (Sig. a4 A-N12 O10) : portr, init., bandeaux, culs-de-lampe g.s.b. ; 12 ̊
Note sur le contenu
- Titre frontispice g. s. c. portrait g. s. c. signé G.C.- Dédicace au duc de Joyeuse,Sonnet sur les Mimes de I.A.D.G., à Jan Jagourt sur l'impresion des Mimes par E.M.T., sur le portrait de Jean-Antoine de BAÏF, au lecteur.A Monsieur de Villeroy, secrétaire d'état,p.26 -Armes gravées (deux fois trois merlettes, deux fois un arbre déraciné, en croix) sur cuivre, imprimées sur une étiquette apposée au plat sup. int., reliure pleine basane fauve, dos long, orné et pièce de titre verte (XIXe siècle), doré sur tranche.
Résumé ou extrait
- Les Mimes, inspirés à de Baïf par la misère dans laquelle il était tombé après la mort de Charles IX, est un long recueil de conseils pour tous les actes de la vie et sont considérés comme le meilleur ouvrage de ce poète.L'édition originale est de 1576 (Paris, Breyer). La première édition réunissant les quatre livres est de 1597 (Paris, Patisson) édition dédiée à Anne de Joyeuse (v. 1561-1587), l'un des mignons d'Henri III le plus célèbre.; c'est aussi la dernière édition parisienne, à laquelle succèdent 5 éditions toulousaines chez Jean Jagourt (1605,1608, 1612, 1613 et 1619), toutes identiques: seule particularité, les deux derniers chiffes de la date sur le titre-front. gravé sont manuscrites. Dates des retirages successifs. Il existe à la même date une édition de Tournon, chez Claude Michel. Ce sont les dernières éditions des Mimes avant 1992 chez Droz.Atténuation des proverbes vulgaires par rapport à Breyer. Exemple:"Qui peint sa face songe à son cul" devient "Plus bas songe qui peint sa face "p.57 ou "qui couvre bien après découvre" plus obscure que "Se couvrir le cul pour le descouvrir à d'autres"p.58 Atténuation satirique aussi du proverbe utilisé dans la propagande contre Marie de Médicis ("Povre la maison ou les gelines chantent et le coq se tait" changé en "Poule chante ou le coq se tait").Cf. Journal de l'Estoile, p.96, VII, au sujet de la reine: "Farouche coq, tu vaincs et domines les lions sauvages mais une vieille femme te gouverne." Le dernier mime commence par: "Nicolas, qui par long usage T'es rendu bon, sçavant et sage" et s'achève sur "Le reste de ce mime est égaré"
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