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Une ouverture nécessaire [article] / Gareth Smyth

  • Une ouverture nécessaire [article] / Gareth Smyth
  • Extrait de : Arabies n° 325 mai 2014 - p. 14-22
  • Les négociations sur le nucléaire commencent à porter leurs fruits, et l'Iran se prépare à s'ouvrir aux entreprises, mais des questions demeurent quant aux sanctions restantes. Certains visiteurs sont à Téhéran, en raison des éléments spécifiques de l'accord nucléaire intérimaire de Genève, d'une durée de six mois. Les dirigeants iraniens tiennent à décrire les pourparlers sur le nucléaire comme une réussite au niveau national, et parlent de perspectives nouvelles pour le commerce et les investissements. L'administration Obama, qui se retrouve face à des critiques sur Genève - tant localement qu'auprès d'alliés comme Israël et l'Arabie Saoudite - insiste sur le fait que la plupart des sanctions sont maintenues et seront rigoureusement appliquées. L'intérêt s'est manifesté dans les secteurs où les sanctions ont été atténuées par l'accord de Genève. Parmi les constructions automobiles, Peugeot et Renault veulent poursuivre leur coopération passée avec les producteurs iraniens Khodro et Salpa. A Davos, en janvier dernier, le président iranien a évoqué la possibilité que l'Iran puisse devenir d'ici à trente ans l'une des dix plus fortes économies au monde, dépassant des pays comme la Turquie, l'Espagne, l'Arabie Saoudite, la Corée et l'Australie. Du fait que le marché primaire des capitaux de l'Iran ne fonctionne pas, les entreprises iraniennes dépendent largement de l'injection de prêts bancaires alors que la technique de la Banque centrale est à un stade peu avancé.
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