Monographie
Docteurs et centurions : actes de la rencontre du 10 décembre 2007 : Inflexions. civils et militaires : pouvoir dire 8
Titre(s)
- Docteurs et centurions : actes de la rencontre du 10 décembre 2007 : Inflexions. civils et militaires : pouvoir dire 8
Editeur, producteur
- Paris : La Documentation française, 2008
Description matérielle
- 195 p. (2 ex.) ; 24 cm
Collection
- Inflexions. civils et militaires 8
Appartient à la collection
- Inflexions. civils et militaires 8
Classification décimale Dewey
- 355
Note sur le contenu
- Pour ceux qui n'étaient pas au colloque lui-même, la lecture de ces actes se révèle fort utile, d'abord en montrant à quel point les choses ont évolué. L'ethnologue Véronique Nahoum-Grappe a pu dire en choquant son auditoire, mais pas trop, que "entre le curé et l'instituteur, le militaire toujours redressé mais rébarbatif habite notre espace public et notre système d'images [...] C'est une question de menton porté en figure de proue sur un profil statufié". "L'armée, c'est une porte ouverte lorsque les autres se ferment" Dans un raccourci sans doute réducteur, elle ajoute : "Toute cette institution est du côté du geste, du faire, elle n'est qu'un système de rouages organisé pour le passage à l'acte après la décision politique." En forme de confirmation, le général Jérôme Millet lance au politique : "Vous nous confiez l'usage de la force et des armes de notre pays, sous l'autorité des institutions légales et vous nous envoyez partout dans le monde : dans les Balkans, au Liban, en Afghanistan, dans plusieurs pays d'Afrique et presque toujours dans des situations inextricables au milieu de populations qui le plus souvent s'entretuent." Mais c'est là que le bât blesse : "Pour l'essentiel, reconnaissez que notre pays y est majoritairement indifférent, à moins que nous ayons plus de trois morts à la fois, et encore." On l'aura compris : ce colloque était, comme toujours lorsque les armées parlent, centré sur l'essence de leur mission, les opérations extérieures, la bataille, la mort. C'est pour cette raison que l'éclairage du psychiatre des armées Patrick Clervoy est inattendu. Il insiste sur l'étonnante dichotomie entre cette mission telle qu'elle est perçue par les armées, et les raisons pour lesquelles la plupart des soldats s'engagent, qui se révèlent essentiellement sociales : "L'entrée dans les armes est moins un engagement à servir qu'un métier comme un autre, à défaut de celui qu'on voulait faire. L'
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