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Les Indiens d'Amérique : des Micmacs au Red Power. 3, Etats-Unis : le grand face-à-face

  • Les Indiens d'Amérique : des Micmacs au Red Power. 3, Etats-Unis : le grand face-à-face
  • 54
  • 2012
  • p. [47]-72 : cartes, graph., ill. en noir et en coul.; 28 cm
  • Notes bibliogr.
  • 1776-1890 : la conquête de l'Ouest / Farid Ameur. - 2. La politique indienne des États-Unis / Philippe Jacquin. - 3. Un siècle de guerres indiennes / Farid Ameur. - 4. L' hécatombe / Gilles Havard. - 5. Que s'est-il passé à Little Big Horn ? / Farid Ameur. - 6. Énigmatique Sitting Bull / Philippe Jacquin. - 7. Le monde perdu d'Edward S. Curtis / Farid Ameur. - 8. Geronimo, l'homme à abattre / Philippe Jacquin. - 9. Le massacre de Wounded Knee : la fin de l'histoire / Farid Ameur
  • La nation américaine s'est construite en évinçant les Indiens de leurs terres. Une confrontation souvent violente ponctuée de batailles et de massacres. - 1. En l'espace d'un siècle, les Indiens sont dépossédés de leurs terres et confinés dans des réserves. L'irrésistible expansion : les Indiens d'Amérique sont dépossédés de leurs terres à mesure que progresse la colonisation de l'Ouest. Formés de treize colonies insurgées contre l'Angleterre en 1776, les États-Unis acquièrent, par la guerre ou la diplomatie, le territoire de la Louisiane - en fait, les Grandes Plaines - en 1803, la Floride en 1819, le Texas en 1845, l'Oregon en 1846, la Californie et le sud-ouest des Rocheuses en 1848, puis l'Alaska en 1867. - 2. A partir de la fin du XVIIIe siècle, la jeune République américaine ne cesse de s'agrandir vers l'Ouest. Face aux populations autochtones, les États-Unis mènent une politique, qui, loin d'être monolithique, oscille entre diplomatie, guerre et tentative d'assimilation. - 3. A partir de la fin du XVIIIe siècle, les Indiens ont tenté en vain de résister à la dépossession de leurs terres. - 4. Les épidémies d'origine européenne sont la cause principale du déclin vertigineux des populations indiennes d'Amérique du Nord. Entre 1500 et 1900, l'effondrement démographique est de l'ordre de 90 %. - 5. En 1876, Sioux et Cheyennes s'allient pour défendre leurs terres. La cavalerie est envoyée pour mater la résistance. Contre toute attente, ce sont les Indiens qui l'emportent. Cette cuisante défaite américaine a longtemps été attribuée au seul Custer. On sait aujourd'hui que la réalité fut bien plus complexe. - 6. Parmi les grands chefs indiens, Sitting Bull reste un personnage mythique qui symbolise la ténacité des Indiens face à l'invasion de leurs terres. - 7. Fasciné par l'Ouest, Edward S. Curtis 1868-1952 consacre vingt-trois années de sa vie à un travail d'enquête ethnographique et photographique auprès de quelque 80 tribus amérindiennes pour immortaliser leur mode de vie. Son oeuvre rassemble plus de 40 000 clichés qui restituent la beauté, la grandeur d'une civilisation en train de s'éteindre. - 8. Apache : le nom sonne comme un cri de guerre. Geronimo, qui refusa d'être enfermé dans une réserve, fut une des plus belles incarnations de la résistance. Apache. » Ce nom sonne comme un cri de guerre et de terreur. En grande partie grâce à la renommée d'un de leurs chefs, Goyahkla « celui qui baille », en langue apache, rebaptisé Geronimo par les Mexicains, après que celui-ci eut attaqué en 1859 le bourg d'Arispe. Sous le nom d'Apaches se cache en réalité une multitude de groupes nomades dont le territoire englobe l'immense Sud-Ouest américain de l'Arizona au Texas. On peut cependant les classer en sept grandes tribus : les Lipans, les Chiricahuas, les Mescaleros, les Jicarillas, les Kiowa-Apaches, les Western Apaches et les Navajos. Elles associent chasse, cueillette, culture du maïs et effectuent régulièrement des razzias. - 9. Le 29 décembre 1890, le carnage perpétré par l'armée américaine sonnele glas de la résistance indienne. [Sources : auteurs]
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