Monographie

La pauvreté saisie par le droit / sous la direction de Dominique Gros et Sophie Dion-Loye

  • Texte
  • sans médiation
  • Volume
  • La pauvreté saisie par le droit / sous la direction de Dominique Gros et Sophie Dion-Loye
  • Le Genre humain (Paris) 0293-0277 38-39
  • Paris : Seuil, DL 2002
  • 1 volume (434 pages) : couverture illustrée en couleurs ; 23 cm
  • 2-02-055806-8
  • 9782020558068
  • 344.032 5
  • 362.5
  • Ouvrage issu d'un colloque tenu les 2 et 3 décembre 1999 à la Faculté de droit et de science politique de l'Université de Bourgogne, Dijon et organisé par le Centre d'études et de recherche politiques
  • Numéro de : "Le genre humain", ISSN 0293-0277, n° 38-39, septembre 2002
  • Notes bibliographiques
  • Le nombre de pauvres se développe alors que la masse des richesses s’accroît chaque jour davantage. Aucune véritable redistribution des biens, si mesurée soit-elle, ne semble à l’ordre du jour. Près de la moitié de la population africaine et une partie de l’Asie vit au-dessous du seuil de pauvreté. Dans les pays industrialisés, plus de cent millions de personnes sont pauvres – dont près d’un Européen sur cinq. En France, la précarité touche désormais toutes les professions, à tous les niveaux de qualification. conomistes, sociologues, psychologues, politiques, syndicats, associations et organismes ont étudié et approché la pauvreté. Mais que pensent les juristes ? Que dit le droit à propos de la pauvreté ? Tel est le sujet de ce volume né d’un colloque qui s’est tenu à Dijon en 1999, à la Faculté de droit et de science politique de l’Université de Bourgogne. Si la pauvreté recouvre des réalités très différentes, si celles-ci doivent chaque fois être évaluées dans des contextes spécifiques, on en connaît les conséquences communes, notamment : précarité, carence sanitaire, interdiction bancaire et expulsion. De fait, on découvre en creux une sorte de « statut du pauvre » caractérisé par l’incapacité d’exercer des droits fondamentaux. Quels que soient les critères retenus par les statisticiens, la mesure de la pauvreté masque souvent les innombrables handicaps qui en résultent. L’ethnocentrisme des riches les rend aveugles à ces réalités. On ne peut pas voir, ni savoir, que la pauvreté est le premier facteur d’exclusion sociale – tant scolaire, pour les enfants, que professionnelle, pour les adultes.
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