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Après quoi roules-tu, Tadej Pogacar ? [[periodique]] / Carlos Arribas

  • Après quoi roules-tu, Tadej Pogacar ? [[periodique]] / Carlos Arribas
  • 09/04/26
  • pp.48-49
  • 1154-516X
  • 2
  • À 27 ans, Tadej Pogacar apparaît comme un champion déjà entré dans une forme de maturité forcée, partagé entre une domination sportive exceptionnelle et le poids psychologique de devoir sans cesse gagner. Le portrait le montre à la fois enfantin dans son apparence et redoutable dans sa manière de courir, au point d’être comparé à Eddy Merckx, même si leurs profils diffèrent nettement. Plus petit et plus léger que la légende belge, Pogacar court beaucoup moins de jours par an et ne peut rivaliser en volume de victoires, mais son palmarès concentre déjà les courses les plus prestigieuses. Avec 111 victoires, dont quatre Tours de France, un Tour d’Italie, deux titres mondiaux, cinq Tours de Lombardie, quatre Strade Bianche, trois Liège-Bastogne-Liège et trois Tours des Flandres, il s’est imposé comme la référence absolue de sa génération.L’article insiste sur son style offensif, capable de faire basculer une course très loin de l’arrivée, comme lors des Strade Bianche 2026 où il attaque à 80 kilomètres de l’arrivée. Mais cette supériorité nourrit aussi une lassitude intérieure. Pogacar confie avoir de plus en plus de mal à retrouver l’insouciance de l’enfance, et dit vouloir profiter du présent car il ne pourra pas courir toute sa vie. En 2025, au Tour de France, il laisse entrevoir un profond doute en déclarant qu’il se demande chaque jour ce qu’il fait encore là. Il dit aussi compter les années jusqu’à la retraite et annonce vouloir arrêter à la fin de son contrat avec UAE Team Emirates XRG, en décembre 2030, à 32 ans, alors qu’il gagne plus de 7 millions d’euros par an.Malgré cette fatigue, ses résultats sur le Tour sont hors norme : vainqueur dès 2020 à 21 ans, il a terminé dans les deux premiers lors de ses six participations, avec quatre premières places, deux deuxièmes places et 21 étapes remportées. En 2025, il signe sa 100e victoire de carrière sur la côte Jacques-Anquetil avant de connaître une baisse de régime dans les Alpes. Le texte évoque aussi les estimations physiologiques de ses performances : une étude de l’université de Molde lui attribue 442 watts étalons de puissance moyenne sur six ascensions du Tour 2024 et 2025, 80 ml/kg/min de consommation d’oxygène sur environ quarante minutes, et un VO2 max probablement supérieur à 90 ml/kg/min. Son entraîneur Javier Sola nuance ces chiffres mais confirme le caractère exceptionnel de l’athlète. Le portrait montre enfin un champion usé par l’exposition permanente, les attentes du public et la difficulté à préserver une vie privée normale, tout en cherchant encore du sens dans une carrière déjà historique....
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